Accord tripartite sur la crise en Libye

Face à une crise libyenne qui s’enlise depuis plus d’une décennie, l’Algérie, l’Égypte et la Tunisie réaffirment leur engagement en faveur d’une solution politique. Réunis dans le cadre du mécanisme tripartite des pays voisins de la Libye, les trois États ont renouvelé leur soutien au dialogue inter-libyen tout en renforçant leur coordination diplomatique et économique. Les détails dans ce reportage. 

Dans le cadre du mécanisme tripartite des pays voisins de la Libye, l’Algérie, l’Égypte et la Tunisie ont réitéré leur volonté commune de coordonner leurs actions pour soutenir le processus de résolution de la crise libyenne. Lors de cette rencontre, les chefs de la diplomatie des trois nations ont mis en exergue l’impératif de sauvegarder la stabilité, la souveraineté ainsi que l’intégrité territoriale de la Libye. Ils ont, par ailleurs, insisté sur la primauté du dialogue inter-libyen comme unique voie vers une issue politique pérenne.

La configuration des intervenants s’articule d’abord autour des forces locales, à savoir les gouvernements de Tripoli et de Benghazi. On identifie ensuite les acteurs régionaux, notamment la Tunisie, l’Algérie et l’Égypte. Cette influence s’étend également à des puissances sous-régionales comme la Turquie, les Émirats arabes unis et le Qatar. Enfin, à une échelle plus globale, interviennent les puissances occidentales, dont l’implication lors de l’assassinat du colonel Mouammar Kadhafi a conduit à la désagrégation de la Libye.

KERWIN MAYIZO, Analyste politique

Persistant depuis 2011, l’instabilité en Libye dure depuis 15 ans. Les trois pays soutiennent la Commission militaire conjointe « 5+5 », incluant 10 représentants libyens pour maintenir le cessez-le-feu. En parallèle, l’Égypte et l’Algérie renforcent leur partenariat économique, visant à quintupler leurs échanges, de 1 milliard à 5 milliards de dollars. Cet élan concrétise les accords de la 9e session de leur Haute Commission mixte.

Une solution partielle sera inefficace sans identifier les causes réelles : le pétrole, les enjeux maritimes et la guerre. Il faut permettre l’exportation pétrolière pour inciter les acteurs au dialogue, stabiliser la Libye et rétablir une gouvernance unifiée exportant légalement sous une autorité légitime.

KERWIN MAYIZO, Analyste politique

En marge de la 165e session de la Ligue arabe tenue à Amman, les ministres Ahmed Attaf et Badr Abdelatty ont abordé le dossier palestinien, parallèlement aux discussions sur la Libye. À cette occasion, ils ont réitéré leur volonté de maintenir une concertation politique étroite. Les deux diplomates ont également mis l’accent sur la nécessité d’intensifier les échanges commerciaux et économiques, afin d’asseoir durablement le partenariat stratégique liant l’Egypte et L’Algérie.

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