La capitale de la Gambie, Banjul a accueilli jeudi 18 juin 2026 un forum stratégique de la Fédération des Chambres de commerce et d’industrie d’Afrique de l’ouest (FEWACCI) et de la CEDEAO, positionnant le secteur privé comme le moteur essentiel de la croissance en Afrique de l’Ouest. Forte de ses 50 ans d’histoire, la FEWACCI mobilise les chambres de commerce nationales pour définir une stratégie face aux mutations technologiques et économiques actuelles. Les travaux se concentrent sur la réduction drastique des barrières douanières pour fluidifier les échanges commerciaux au sein de l’espace communautaire.
La Gambie a accueilli ce jeudi 18 juin 2026 un forum stratégique de la Fédération des Chambres de commerce et d’industrie d’Afrique de l’ouest (FEWACCI) et de la CEDEAO pour placer le secteur privé au centre de l’intégration régionale. Ce rendez-vous vise à définir des stratégies innovantes pour lever les obstacles au commerce et dynamiser la croissance communautaire. Forte de ses 50 ans d’histoire, la FEWACCI mobilise les chambres de commerce nationales pour répondre aux défis économiques et technologiques actuels. L’objectif est de transformer cet instrument en un moteur plus impactant pour la prospérité durable de l’Afrique de l’Ouest.
“Comme vous pouvez l’imaginer, la FEWACCI existe avant la CEDEAO. Et donc la FEWACCI est l’instrument puissant qui a été utilisé par les nations pour pouvoir consolider l’intégration régionale. Aujourd’hui ,nous voyons avec l’évolution de la technologie et le développement à divers niveaux, il est question que les responsables et les chambres de commerce de l’Afrique de l’Ouest se réunissent et pour réfléchir comment ils peuvent vraiment se lever, se réorganiser, la stratégie à mettre en place pour être encore plus percutant comme cela a été il ya 50 ans.”
Casimir Migan, Trésorier de la FEWACCI – Bénin
L’un des enjeux majeurs de ce forum est de s’attaquer aux barrières douanières et non tarifaires qui étouffent le commerce intra-communautaire. On estime que près de 10 milliards USD d’échanges commerciaux en Afrique de l’Ouest échapperaient encore aux statistiques officielles en raison de ces obstacles. Malgré quatre décennies d’efforts, le commerce intrarégional officiel stagne entre 10 % et 15 % des échanges totaux.
“C’est d’évaluer ce que nous avions fait jusqu’à aujourd’hui, c’est de voir ce que nous pouvons faire pour améliorer les choses. Mais j’ai quand même une petite inquiétude, c’est que ceux qui ont existé, je veux parler de Ecobank, Asky qui sont des initiatives des chambres de commerce et d’industrie de la FEWACCI, . Nous voulons aller davantage, on parle aujourd’hui de la Zlecaf, alors que nous avons des insuffisances au niveau de la CEDEAO elle-même. Puisque de 15 Etats nous sommes revenus à 12. Et dans ces 12 Etats nous avons quand même pas mal de problèmes. Vous avez constaté vous même des fermetures de frontières entre les pays pour des problèmes d’humeurs ou de croqueur, il faut le dire, ces problèmes on ne les a pas résolu.”
Bakary Maguiraga, Membre élu de la Chambre de commerce et d’industrie – Côte d’Ivoire
Malgré les défis politiques, l’Afrique de l’Ouest affiche une croissance de 5,1 % et un PIB de 686 milliards de dollars pour 400 millions de consommateurs. Les travaux de Banjul visent à consolider l’espace CEDEAO tout en préparant les entreprises régionales aux opportunités de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF).



