Afrique : la SADC convoque un sommet d’urgence sur les défis sécuritaires régionaux

L’Afrique australe fait face à une montée des tensions sécuritaires. Lundi 22 juin 2026, la SADC a convoqué un sommet extraordinaire de la Troïka de l’organe de coopération en matière de politique, de défense et de sécurité. Réunis sous la présidence du Malawi, les dirigeants de la région évaluent l’aggravation des crises en matière de gouvernance, de conflits armés et de stabilité régionale. 

L’Afrique australe fait face à une situation sécuritaire qui se dégrade. Le 22 juin 2026, la SADC a tenu un sommet extraordinaire de la Troïka de l’Organe de coopération en matière de politique, de défense et de sécurité, sous la présidence du Malawi. L’objectif était d’évaluer les crises de gouvernance, les tensions politiques et les conflits armés qui fragilisent la stabilité régionale. 

C’est un extraordinaire qu’abrite en ce moment la SADC, s’inscrire dans un processus institutionnel tout à fait normal quand on tient compte de la spécialité de l’objet, mais aussi par rapport à la résurgence et la permanence d’un ensemble de phénomènes qui perturbent la stabilité régionale, notamment sous le prisme des conflits qu’on peut observer en République démocratique du Congo, mais aussi au Mozambique.

Arsène ZAMBO , Consultant en Gouvernance et Réformes des institutions 

Au cœur des préoccupations, plusieurs foyers de tension persistent. Dans l’est de la RDC, la situation sécuritaire reste instable avec la présence de groupes armés, tandis que le nord du Mozambique continue d’être marqué par des attaques terroristes et des déplacements massifs de populations. Selon des données humanitaires 2026, plus de 2,3 millions de personnes restent déplacées dans la région SADC, illustrant l’ampleur de la crise. 

L’évaluation qu’on en fait aujourd’hui donne matière à devoir plutôt inciter la SADC à privilégier une solution de permanence de l’armée de déploiement militaire sur le terrain, afin cette fois-là de permettre à tout ce qu’il y a comme processus de dialogue inclusif de pouvoir être implémenté parce que la négociation de la paix passe aussi par l’aménagement de cadres de sécurité, tout au moins avec des garanties minimales.

Arsène ZAMBO , Consultant en Gouvernance et Réformes des institutions 

Face à ces défis multiples, la SADC mise sur le renforcement de la diplomatie régionale, les missions de médiation comme celles menées à Madagascar depuis janvier 2026, et la coopération sécuritaire. Mais entre instabilité persistante, tensions politiques et crises humanitaires, la région reste sous forte pression et cherche encore une réponse durable pour consolider la paix.

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