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Afrique : les besoins de financement du continent estimés à 432 milliards USD

L’Afrique veut renouer avec une croissance appréciable et retrouver son dynamisme économique de base, dans un contexte mondial marqué par une inflation élevée et une hausse généralisée des taux d’intérêt.  Des discussions ont été tenues le 15 octobre 2022 par les dirigeants et décideurs de la sphère économique mondiale, à l’occasion des assemblées annuelles 2022 du FMI et de la Banque Mondiale. Les questions sécuritaires, économiques, climatiques ont entre autres été soulevées, accompagnées de mesures pouvant favoriser une reprise normale des cours mondiaux sur le continent.   

Face au ralentissement des tendances macro économiques du continent, la situation de l’Afrique était au cœur des discussions du 15 octobre 2022, dans le cadre d’une série de rencontres virtuelles concernant les assemblées annuelles 2022 du FMI et de la Banque Mondiale. Il était question d’opportunités dans une période de turbulence, d’évaluer les perspectives pour le continent, tout en réfléchissant à une meilleure manière de répondre aux nouvelles menaces auxquelles sont confrontés les pays en développement.

“Nous avons été affectés par le passé, d’abord par un effondrement des prix du pétrole et ensuite la covid 19 et nous avions un ratio dette PIB de plus de 100%. Nous avons connu 5 années de récession et un effondrement de notre monnaie. Mais malgré tout cela, nous n’avons pas laissé tomber les réformes qu’il fallait mettre en place. Nous avons mis la priorité sur certaines dépenses, nous avons modifié notre régime des échanges, nous avons mis l’accent sur une approche plus conservatrice concernant de nouveaux financements”.

Vera Esperança dos Santos Daves De Sousa, Ministre des Finances / Angola

Les perturbations de la guerre russo-ukrainienne ont porté les besoins de financement supplémentaires du continent pour la période 2020-22 à 432 milliards de dollars et environ 22 millions d’emplois ont été perdus à cause de la pandémie du covid 19. 

“Le plus grand problème c’est le chômage chez les jeunes. Nous avons environ 10 à 12 millions d’emplois requis chaque année et selon les estimations, nous générons environ 3 millions d’emplois. Ce sont là les types de choses qui devraient être un souci de préoccupation. Tous les gouvernements sont préoccupés par ces défis, en particulier pour ce qui est du chômage des jeunes.”

Victoria Kwakwa / Ghana, Vice-présidente BM, Afrique de l’Est et australe

Réduire la menace croissante que représente le changement climatique pour les populations et les moyens de subsistance en Afrique, nécessite également la résolution de la question sécuritaire au Sahel et ses environs pour une Afrique plus prospère. 

“Le Sahel c’est essentiellement des populations agricoles, ce sont des populations pastorales. Quand je prends la sécheresse qui a eu lieu en 2010, elle a décimé près de 5 millions du cheptel nigérien. 5 millions, c’est 25% du cheptel total. Naturellement pour un éleveur qui perd ses vaches, il n’a pas seulement perdu la production, il a perdu aussi son capital. Et naturellement quand vous regardez la relation entre les deux, c’est qu’il y a une interaction entre la sécurité et le changement climatique. Parce que aujourd’hui dans les zones affectées par l’insécurité, ce sont ces populations qui ont perdu leur cheptel et leur capacité de production, qui sont enrôlés dans le terrorisme et par conséquent, cela renforce la capacité des groupes terroristes à opérer dans les zones.”

Ahmat Jidoud, Ministre des Finances / Niger

Dans cet environnement difficile, les dirigeants doivent s’efforcer à réduire les facteurs de vulnérabilité pour renforcer la résilience. Une croissance qualitative s’avère à cet effet indispensable pour la stabilité de la région, et les mesures prises devront créer les conditions d’une reprise durable en Afrique. 

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