Afrique : marché agroalimentaire de 1000 milliards USD

Comment renforcer la souveraineté alimentaire en Afrique francophone ? Face aux défis climatiques, économiques et structurels, les États et leurs partenaires misent sur la transformation des chaînes de valeur agroalimentaires pour réduire la dépendance aux importations et stimuler la croissance.

En Afrique, face aux chocs climatiques, aux crises géopolitiques et à la dépendance accrue aux importations, les pays francophones accélèrent les initiatives autour de la transformation de leurs chaînes de valeur agroalimentaires pour sécuriser leur approvisionnement et créer de la valeur localement. Ouverte le 9 avril 2026 en Côte d’Ivoire, autour des enjeux liés au renforcement des chaînes de valeur agroalimentaires, la 8ème conférence annuelle du Réseau international des agences francophones de promotion des investissements s’est fixée pour objectif de renforcer son rôle de catalyseur d’investissements, notamment dans l’agro-industrie, un secteur clé pour la croissance et la sécurité alimentaire en Afrique francophone.

“La Côte d’Ivoire, forte de sa tradition agricole, a compris que la réponse la plus adaptée, passe par le renforcement des chaînes de valeur agroalimentaire, de leur intégration, de leur compétitivité et de leur durabilité. Pour faire simple quand on dit tout cela, c’est qu’il nous faut consommer ce que nous produisons et il nous faut produire ce que nous consommons. Et il nous faut être autonome sur l’ensemble de la chaîne de valeurs.

BRUNO NABAGNÉ KONÉ, Ministre de l’Agriculture, du Développement Rural et des Productions VivrièresCôte d’Ivoire

Aujourd’hui, l’Afrique importe encore près de 40 % de ses besoins alimentaires, pour une facture estimée à plus de 50 milliards de dollars par an. Un paradoxe pour un continent qui dispose de 60 % des terres arables non exploitées de la planète. Pour y remédier, les États misent sur le développement de chaînes de valeur intégrées, de la production à la transformation, en passant par le stockage, la logistique et la distribution. L’objectif est de réduire les pertes post-récolte, estimées entre 20 et 30 %, et augmenter la transformation locale des produits agricoles, encore inférieure à 20 % dans plusieurs pays francophones.

“Notre ambition doit désormais être clairement assimilée. Faire du RIAFPI, un instrument d’influence économique, capable non seulement d’accompagner nos états mais également de peser dans les dynamiques des investissements à l’échelle internationale.”

GHISLAIN MOANDZA MBOMA, Président du RIAFPIGabon

Selon la Banque africaine de développement, le marché agroalimentaire africain pourrait atteindre 1 000 milliards de dollars d’ici 2030. Mais les défis restent nombreux : faible accès au financement, infrastructures insuffisantes, coût élevé de l’énergie. Dans un contexte mondial marqué par des incertitudes économiques, les agences francophones entendent ainsi jouer un rôle moteur pour mobiliser les investissements et soutenir une croissance durable et inclusive dans l’espace francophone

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