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Afrique : trafic aérien en hausse de 10% en 2025

Le transport aérien s’impose aujourd’hui comme un moteur essentiel du développement touristique en Afrique. Porté par la reprise du trafic international, le continent enregistre une hausse continue du nombre de passagers. Des hubs stratégiques renforcent la connectivité entre les pays et les marchés mondiaux. Mais entre potentiel économique et défis structurels, le ciel africain reste encore à conquérir.

Le transport aérien constitue aujourd’hui l’un des principaux moteurs du tourisme en Afrique. Selon les données de l’IATA et de l’AFRAA, le trafic aérien des compagnies africaines a poursuivi sa reprise en 2024, avec une croissance soutenue du nombre de passagers et un retour progressif vers les niveaux d’avant la pandémie. À l’échelle mondiale, le tourisme a retrouvé environ 95 à 97 % de ses niveaux pré-COVID, entraînant une hausse directe des flux vers les destinations africaines. Des hubs stratégiques comme l’aéroport international OR Tambo à Johannesburg et l’aéroport international Jomo Kenyatta à Nairobi jouent un rôle central dans la connexion du continent aux marchés internationaux.

‘’  Pour mieux interagir avec les autres entreprises de l’industrie aéronautique au sens large, nous avons besoin d’une plateforme, d’un espace où nous pouvons nous retrouver et échanger des informations. C’est d’ailleurs un besoin récurrent : construire une plateforme intégrée où toutes les données de l’aviation, des solutions de paiement, de l’industrie hôtelière  pourraient être regroupées. ‘’

Francine Mukeshimana, Directrice de la stratégie et de la performance, AfrijetBurundi

À l’échelle continentale, cette tendance se confirme. En Éthiopie, l’aéroport international de Bole à Addis-Abeba accueille plus de 12 millions de passagers par an, confirmant le rôle central d’Ethiopian Airlines sur le continent, avec plus de 17 et 19 millions de passagers sur l’année et dessert plus de 130 destinations. Au Maroc, le trafic aérien a atteint environ 32,7 millions de passagers en 2024, porté par la reprise du tourisme international et la densité des liaisons avec l’Europe.

‘’ Aujourd’hui, les voyageurs sont des natifs numériques, très connectés, qui utilisent intensivement les données et l’information. Pour répondre à cette évolution, il faut comprendre leurs attentes dès la phase de planification et enrichir l’expérience avec des services intégrés. ‘’ 

Fouad Caunhye, Directeur commercial, Rwanda AirMauritanie

Cette croissance se retrouve également dans d’autres économies clés du continent. En Côte d’Ivoire, l’aéroport d’Abidjan a franchi la barre des 2,5 millions de passagers, confirmant son rôle de hub sous-régional en Afrique de l’Ouest. Au Kenya, l’aéroport international Jomo Kenyatta a enregistré entre 6 et 7 millions de passagers, soutenu par le tourisme de safari et l’activité économique de Nairobi. Au Sénégal, l’aéroport international Blaise Diagne poursuit sa montée en puissance avec une croissance continue du trafic, renforçant le rôle de Dakar comme porte d’entrée régionale.

L’unique problème, c’est qu’il y a une partie qui manque de liens. Comment lier les systèmes à des meilleures expériences, pour une meilleure optimisation de temps et de revenus ? Je pense que c’est la partie qui manque. Les aéroports investiront, s’il y a de la sensibilité, en termes d’économie de ressources ou de revenus et actuellement il ya une sorte de brèche au milieu

Getaneh Desta Woldemichael , Directeur Commercial, RENACEswatini

Malgré ces performances, des défis persistent : coûts élevés des billets, faible desserte intra-africaine et infrastructures encore inégales. Aujourd’hui, moins de 20 % des liaisons africaines sont directes entre pays du continent. Toutefois, avec la libéralisation progressive du ciel africain et de nouveaux investissements, l’aviation pourrait devenir un moteur décisif de croissance économique et touristique durable.

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