Ancien militaire, diplomate et homme d’État, Umaro Sissoco Embaló s’est imposé comme une figure influente de la scène ouest-africaine. De ses fonctions de Premier ministre à son accession à la présidence de la Guinée-Bissau, il a fait de la stabilité politique, du renforcement de la coopération régionale et du rayonnement diplomatique les axes majeurs de son engagement. Cette orientation l’a notamment conduit à jouer un rôle stratégique dans la campagne internationale de Macky Sall pour le poste de secrétaire général des Nations unies. La candidature de l’ancien président sénégalais s’inscrit dans une dynamique portée depuis longtemps par l’Afrique, qui revendique une représentation plus équitable et un rôle accru au sein des grandes institutions internationales.
La stature du Président Macky Sall en campagne pour le poste de secrétaire général des Nations Unies à travers l’Afrique et le monde est illuminée par la présence de son directeur de campagne : Umaro Sissoco Embaló. Une mission stratégique qui est une double victoire pour le continent. L’ancien président de Guinée Bissau déploie une énergie hors du commun de Moscou à New York, de Dakar à Banjul pour coordonner la stratégie diplomatique visant à mobiliser les soutiens des 193 États membres de l’Organisation et à promouvoir la candidature de tout un continent .
“ La stratégie de Macky Sall qui s’est appuyée sur l’ancien président Bissau-guinéen Oumar Sissoko, est calibrée. C’est bien planifié également parce que Macky voulait avoir une carte idéale pour faire pousser sa candidature et la présenter à certains palais africains, même si ces derniers traînent des tares. Vous savez bien ce qui s’est passé en Guinée-Bissau. Il est sorti par la petite porte. Au moins sur ce combat-là est très lié également au président Evariste Ndayishimiye. C’est ce qui explique un peu que Macky s’est attaché les services de Oumar Sissoko Mbalo. Pourtant, il pouvait y trouver mieux. Il y a d’autres sommités diplomates.”
Cherif Ismael AÏDARA , Directeur de publication de Confidentiel Afrique – Sénégal
Umaro Sissoco Embaló, 53 ans, l’éclatante capacité pour les anciens chefs d’états de d’investir avec succès dans des missions de très haute importance pour les ambitions internationales du continent. Une reconversion remarquable. Avec 54 États membres à l’ONU, le continent constitue le plus grand groupe régional de l’Organisation et dispose d’environ 28 % des voix à l’Assemblée générale. Umaro Sissoco Embaló veut réussir le pari de rassembler toute l’Afrique derrière La candidature de Macky Sall. L’accueil au Sénégal par le président Diomaye Faye et le ralliement du pays à son digne fils est une victoire de référence.
“ Il faut reconnaître en lui un grand diplomate, un homme qui fait partie de la cour des grands maintenant des grands Africains, Il faut voir que. Il est passé entre les mains ou sous les aisselles de certains grands Africains en Afrique de l’Ouest. Il était déjà chez Blaise Compaoré. Il a passé un bon moment avec Blaise Compaoré. Ensuite, en Afrique centrale, il faut parler du Tchad. Idriss Déby est un des mentors. Il y a le président Denis Sassou-Nguesso également, qui est un de ses pairs, disons politiques, je peux dire un de ses mentors également. Il y a l’ancien président Buhari du Nigeria. Et puis, euh, pour couvrir tout cela, il faut parler de Mouammar Kadhafi qui a été, euh, disons, quelqu’un qui l’a initié à pas mal de choses. Après une vingtaine d’années ensemble, il a beaucoup appris. L’avantage que Oumara, c’est son carnet d’adresses.”
Allen Yero EMBALLO,Journaliste – Guinée-Bissau
Ce tremplin pour l’Afrique ravive le débat sur la place du continent dans la gouvernance mondiale. Malgré son poids démographique et diplomatique, l’Afrique ne bénéficie que de trois sièges non permanents au Conseil de sécurité et continue de réclamer une réforme plus équitable du système onusien. Umaro Sissoco Embaló, en directeur de campagne veut réussir le pari d’influencer les grandes priorités internationales, notamment sur le climat de la politique ouest-africaine qu’il maîtrise pour avoir été président de la République en Guinée Bissau ide 2020 à 2025. Dans l’exercice de son mandat, il met l’accent sur la stabilité politique, le renforcement des relations internationales et la coopération régionale. Sur le plan économique, la Guinée-Bissau enregistre une croissance moyenne du PIB comprise entre 4 % et 5 % par an avant les chocs extérieurs et les tensions internationales. Son influence régionale se renforce notamment à travers sa présidence tournante de la CEDEAO en 2022-2023, une période marquée par les crises politiques au Mali, en Guinée et au Burkina Faso. Cette expérience de médiateur régional contribue à sa reconnaissance diplomatique et le conduit à devenir un brillant directeur de campagne de Macky Sall pour sa candidature au poste de secrétaire général.



