Au Burkina Faso, le gouvernement durcit le ton face aux actes de corruption au sein de l’administration publique. Réuni en Conseil des ministres le 5 février, l’Exécutif a décidé de sanctionner plusieurs agents reconnus coupables de pratiques contraires à l’éthique, avec pour objectif d’améliorer la qualité du service rendu aux citoyens.
Le Burkina Faso affiche sa volonté de moraliser l’administration publique. Lors du Conseil des ministres tenu le 5 février sous la présidence du Capitaine Ibrahim Traoré, les autorités ont adopté des sanctions à l’encontre de plusieurs agents publics impliqués dans des faits de corruption. Ces mesures font suite aux révélations du KORAG, rendues publiques le 1er février, et s’inscrivent dans la dynamique de restauration de la probité au sein des services de l’État.
La présente communication qui a été adoptée visait donc à rendre compte au Conseil des ministres des suites qui ont été réservées à ces révélations. Ainsi, au titre du Ministère de la Sécurité, Monsieur Sawadogo Robert, matricule 240 873 E, un adjudant de police révoqué pour attitude ou comportement attentatoire à l’éthique et à l’honneur du corps.
MATHIAS TRAORE, Ministre des serviteurs du peuple – Burkina Faso
Au total, sept agents sont concernés dont un médecin, un agent domanial et cinq policiers. Quatre ont été révoqués, tandis que les trois autres devront répondre de leurs actes devant un conseil de discipline. Pour les autorités, cette fermeté vise à renforcer la crédibilité des institutions et à garantir un meilleur accès des populations à des services publics de qualité.
Au titre de la mairie de Doulougou dans la province du Bazèga, M. Kabré Youbi Claude, matricule 02012014007, agent domanial, est révoqué. Le Conseil des ministres a félicité les différentes autorités disciplinaires pour la diligence qui a été accomplie et les a instruit à achever dans les meilleurs délais les procédures en cours.
Le Conseil des ministres a par ailleurs salué la réactivité des instances disciplinaires et leur a demandé d’accélérer les procédures en cours. Une démarche qui s’inscrit dans la vision des autorités de transition, celle de bâtir une administration plus responsable et tournée vers l’intérêt général. Un signal fort envoyé aux agents publics, dans un contexte où l’exigence de transparence et de redevabilité apparaît plus que jamais comme une priorité nationale.



