La Zone de libre-échange continentale africaine offre aux entreprises africaines l’accès au plus vaste marché intégré du continent. Pour de nombreuses PME, cette opportunité reste toutefois difficile à concrétiser en raison de contraintes techniques, financières et réglementaires. Au Congo, un forum a réuni les principaux acteurs de l’écosystème entrepreneurial afin d’identifier les solutions susceptibles de faciliter leur intégration au commerce intra-africain.
Avec la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), le Congo ambitionne d’offrir à ses PME un accès à un marché de plus de 1,5 milliard de consommateurs, représentant un PIB cumulé supérieur à 3 400 milliards de dollars. Selon l’INS, 91 000 unités économiques ont été recensées en 2021, dont plus de 93 % évoluent dans le secteur informel, freinant leur compétitivité africaine.
“Les PME doivent se rapprocher des structures compétentes pour s’inscrire dans une démarche de certification aux normes africaines de la ZLECAF, afin de pouvoir compétir sur ce marché continental.“
Jean-Jacques Ngoko, Directeur général de l’Agence Congolaise de Normalisation et de la Qualité – République du Congo
En 2025, l’Agence congolaise pour la création des entreprises (ACPCE) a enregistré 5 827 nouvelles entreprises, signe d’un entrepreneuriat en progression. Pour structurer ce tissu productif, le gouvernement multiplie les réformes : politiques de soutien aux PME et à l’artisanat, accompagnement vers la formalisation, accès aux équipements et aux financements. Si les PME représentent près de 80 % des entreprises formelles, elles génèrent encore moins de 20 % du PIB, freinées par un accès limité au crédit, des coûts logistiques élevés et une faible compétitivité.
“Ce forum qui en réalité a mis ensemble tous les acteurs, notamment du secteur privé, ainsi que les pouvoirs publics, les experts, les entrepreneurs, pour qu’ensemble nous menions des réflexions, tant politiques que stratégiques, pour voir comment est-ce que nous pourrions préparer nos PME, afin qu’elles soient compétitives et qu’elles répondent aux exigences qui nous seront donc imposées par la ZLECAF“
Didane Ngafoula, Directeur département des PME Brazzaville – République du Congo
Les autorités congolaises souhaitent ainsi de donner aux PME les moyens de franchir un nouveau cap. Ateliers techniques, rencontres d’affaires et échanges d’expertise doivent les préparer aux exigences du commerce continental, favoriser leur intégration dans les chaînes de valeur africaines et accroître leurs capacités d’exportation. L’ambition est de faire des PME congolaises des acteurs à part entière de la ZLECAf et de l’intégration économique du continent.



