L’Initiative Atlantique, impulsée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, est une vision stratégique à long terme pour l’Afrique. Elle entend transformer l’espace fragmenté en une région intégrée, bâtie sur quatre piliers : ordre, stabilité, connectivité et prospérité partagée. L’ambition est d’ériger la façade atlantique africaine en un pôle de sécurité et de développement commun.
La question de l’accès à la mer constitue un enjeu structurel majeur pour les États enclavés, notamment dans la région sahélo-saharienne. Dans un contexte international marqué par la centralité croissante des espaces maritimes dans le commerce et la géopolitique mondiale, l’ouverture de ces pays sur l’océan Atlantique apparaît comme une perspective stratégique de transformation économique. C’est dans cette dynamique que s’inscrit l’Initiative Royale marocaine pour l’Afrique Atlantique, visant à promouvoir une coopération régionale renforcée et une croissance partagée.
Si la façade méditerranéenne constitue un lien entre le Maroc et l’Europe, la façade atlantique est, quant à elle, la porte du Maroc vers l’Afrique et sa fenêtre d’ouverture vers l’espace américain. C’est pourquoi nous veillons à la mise à niveau du littoral national, y compris la façade atlantique du Sahara marocain, ainsi qu’à l’organisation de cet espace géopolitique au niveau africain.
Roi , Mohammed VI
L’objectif de l’Initiative Royale pour l’Afrique Atlantique est de consolider la sécurité, la stabilité et la prospérité pour les 23 États africains bordant l’Atlantique, tout en offrant un accès maritime vital aux pays du Sahel comme le Mali, le Niger, le Burkina Faso et le Tchad. Lancée pour structurer l’espace géopolitique atlantique, elle met l’accent sur des infrastructures modernes tels que les ports, les routes, les rails et les gazoducs pour favoriser l’intégration régionale et le co-développement durable
L’Initiative royale pour l’accès des pays du Sahel à l’Atlantique va bien au-delà du désenclavement géographique. Et comme l’a dit Madame la ministre, hier, va bien au-delà d’avoir accès aux ports marocains et ils incarnent une diplomatie économique d’action orientée vers la connectivité, la diversification et l’intégration régionale en ouvrant de nouvelles voies d’accès aux marchés mondiaux. Elle crée un espace africain d’échanges et de prospérité et de stabilité partagée.
Omar Hilale, Représentant permanent auprès des Nations unies
Face à un déficit infrastructurel, de près de 100 milliards USD par an en Afrique subsaharienne, le Maroc apporte des solutions concrètes. Cette dynamique, porteuse d’espoir pour 85 millions de Sahélo-Sahariens, mise sur des projets d’envergure. Parmi eux, la mise en service du Port de Dakhla en 2028 et la réalisation du gazoduc Nigeria-Maroc, deux vecteurs majeurs de synergies régionales..
C’est un projet solide avec des composantes macroéconomiques qui montrent sa rentabilité et sa faisabilité. A partir de là, on a aussi lancé toutes les études de surveillance en mer onshore et offshore, les études d’impact environnemental qui sont importantes pour finaliser les études de financement.
Amina Benkhadra, Directrice générale de l’Office national des hydrocarbures et des mines
Avec le plus long littoral africain revendiqué sur 3500 km, le Maroc, quatrième puissance maritime d’Afrique, se distingue comme un État à fort potentiel maritime. En outre, l’Afrique atlantique regorge d’énormes opportunités, la façade représentant 23 pays, 46% de la population africaine, 55% du PIB continental et 57% du commerce africain.



