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Faire taire les armes en Afrique, une priorité de l’Union Africaine

La circulation illicite des armes préoccupe l’Union africaine. Le phénomène serait à l’origine de plusieurs conflits sur le continent et du décès de plus de 45 000 personnes par an. L’institution panafricaine a révélé le besoin urgent de collecter des armes illicites en possession de civils en Afrique.

La possession illégale d’armes par des acteurs non-étatiques est l’un des facteurs contribuant à la violence armée qui continue de frapper l’Afrique. Selon une étude menée en 2018 par l’Union africaine, les civils détiennent plus de 40 millions d’armes soit plus de 80% de toutes les armes en circulation sur le continent. Dans le cadre de ses efforts visant à poursuivre l’initiative « Faire taire les armes », le Conseil de Paix et de Sécurité (CPS) de l’Union africaine (UA), a commémoré du 5 au 7 septembre 2022 à Lomé, le Mois de l’Amnistie en Afrique. Objectif : encourager les civils à remettre volontairement les armes illicites en leur possession sous réserve d’anonymat et d’immunité de poursuites. 

« La célébration de cette année nous donne une nouvelle opportunité de collecter les armes à feu et autres armes blanches en circulation illégale, sans que leurs propriétaires ne fassent l’objet de poursuites judiciaires. La commission de l’Union Africaine invite tous les citoyens africains à restituer ces armes, et nous rejoindre pour que tous ensemble nous travaillons pour faire taire les armes sur le continent et bâtir une Afrique où règne la paix et la prospérité. »

Bankole Adeoye, Commissaire aux affaires politiques, à la paix et à la sécurité, Commission de l’UA

Selon l’Union africaine, sur les 40 millions d’armes détenues par des civils, seules 5,8 millions sont officiellement enregistrées, tandis que le statut du reste des armes en circulation n’est pas clair Une situation qui constitue une véritable source de préoccupation pour les Etats Africains. 

« Ailleurs, les gens se procurent des armes nucléaires, mais sur le continent africain, les armes qui font plus de dégâts, sont les armes légères. Et donc comme ce sont les armes qui font le plus de victimes au sein de la population civile, et déstabilisent les États, il est important de lutter contre la circulation illégale de ces armes. »

Anselme Yabouri, directeur du centre régional des Nations Unies  pour la paix et le désarmement de l’Afrique

En 2013, fort du constat selon lequel les conflits armés en Afrique constituaient un obstacle au développement du continent, l’Union Africaine avait lancé une initiative baptisée « Faire taire les armes en Afrique à l’horizon 2020 ». L’objectif de cette initiative visait à mettre fin à tous les conflits et violences basées sur le genre. N’ayant pas pu tenir à son engagement pour 2020, l’Union africaine a décidé de le reporter à 2030 dans sa vision 2030 pour faire taire les armes. Bien que des progrès significatifs aient été réalisés dans cette lutte, de l’avis de certains observateurs, il reste encore beaucoup à faire.

“En dépit de cette volonté politique, les armes continuent de parler et même bruyamment dans de nombreuses régions du continent. Partout dans le monde, elles se sont tuées ou ont diminué d’intensité. En Afrique, elles continuent de circuler abondamment, parfois plus que dans les régions où elles sont fabriquées. Notre Continent est celui, hélas, qui abrite le plus grand nombre de foyers de violence. Aucune région de l’Afrique n’échappe en réalité à leur ravage.”

MOUSSA FAKI MAHAMAT,  Président de la Commission de l’Union Africaine

Avec la mise en œuvre de l’Agenda 2063, l’Union Africaine (UA) cherche à créer une « Afrique intégrée, prospère et pacifique, dirigée par ses propres citoyens, et représentant une force dynamique sur la scène mondiale ».Dans un message publié à l’occasion de la journée africaine, le président de la commission de l’UA, Moussa Faki Mahamat a fait savoir que la lutte contre le terrorisme est élevée au rang des priorités et ce du fait des impacts négatifs sur les autres secteurs de développement du continent.

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