En Guinée-Bissau, une réforme constitutionnelle majeure vient d’être adoptée par le Parlement de transition. Trente ans après la dernière révision, le nouveau texte renforce les pouvoirs du Président de la République, désormais Chef du gouvernement, tout en maintenant le système semi-présidentiel.
Le Parlement de transition de Guinée-Bissau a adopté mardi 13 Janvier 2026, une révision majeure de la Constitution, trente ans après la dernière modification de 1995. Le texte renforce les pouvoirs du Président de la République, tout en maintenant le système semi-présidentiel. Cette réforme intervient dans un contexte politique sensible, marqué par une transition conduite par les autorités militaires.
‘’ En procédant ainsi, c’est-à -dire renforcer le pouvoir exécutif au détriment du Parlement. C’est le résultat d’un pouvoir issu d’un coup d’Etat, donc ayant uelques problèmes de légitimité, fonctionnant avec un Parlement issu des élections qui n’a pas justement ce genre de légitimité. ‘’
KERWIN MAYIZO, Analyste politique – RD Congo
La réforme fait du Président de la République le Chef du gouvernement. Il dirige désormais l’exécutif, préside le Conseil des ministres et coordonne l’action du Premier ministre, placé sous son autorité. Le texte vise à réduire les conflits de compétences entre les institutions de l’État.
’ pour compenser ce déficit de légitimité qu’il a vis-à vis d’un Parlement composé des élus, il a renforcé son pouvoir. Mais c’est là aussi, c’est une projection vers le futur. C’est lui qui a les pleins pouvoirs pendant la transition, a le pouvoir d’organiser des élections et forcément de se pérenniser après la transition. Donc c’est une façon pour lui d’assurer ses arrières pour la suite des événements. ‘’
KERWIN MAYIZO, Analyste politique – RD Congo
Malgré le renforcement des prérogatives présidentielles, l’Assemblée nationale conserve ses pouvoirs législatifs et de contrôle. Le gouvernement reste responsable à la fois devant le Président et le Parlement. Pour les autorités de transition, cette réforme vise à renforcer la stabilité institutionnelle et la gouvernance du pays.



