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L’UA encourage le retour à l’ordre constitutionnel au Mali, au Burkina Faso et en Guinée

La conférence des chefs d’Etats et de gouvernement de la CEDEAO, tenue à à Accra le 03 juillet, a donné l’occasion de questionner la problématique des transitions anticonstitutionnelles en encourageant le retour rapide aux élections démocratiques. Le président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, a présenté à l’occasion l’appréciation de l’organisation panafricaine sur les transitions en cours au Mali, au Burkina Faso et en Guinée.

La situation au Mali, en Guinée et au Burkina Faso préoccupe L’Union africaine et la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), en rangs serrés contre les transitions politiques anticonstitutionnelles. Le Sommet ordinaire de la CEDEAO du 03 Juillet 2022, qui s’est penché sur la situation dans les trois pays, a donné l’occasion à l’Union africaine de présenter son appréciation du processus. 

“Sur la perspective d’un retour à l’ordre constitutionnel, nous restons attentivement à l’écoute des différentes concertations engagées par la CEDEAO avec le Mali, la Guinée et le Burkina Faso. Les retours sont plutôt positifs et je voudrais, à cet égard, féliciter toutes les parties prenantes et les encourager à garder cette dynamique de dialogue, comme unique moyen de résoudre les difficultés et relever les défis”.

Moussa Faki Mahamat, Président de la Commission de l’Union Africaine

Le Mali et le Burkina Faso, sous embargo de la CEDEAO depuis le mois de janvier, ont obtenu au terme du sommet une levée des sanctions relative aux avancées en vu d’un retour rapide à l’ordre constitutionnel; avec notamment l’établissement d’un calendrier y afférent contrairement à la Guinée dont le calendrier de 36 mois de transition a été jugée trop long et défavorable au retour rapide d’un gouvernement civil démocratique au pouvoir. Six mois durant, le Mali avait vécu sous le poids des sanctions économiques et financières autant que le Burkina Faso. 

« Il a été décidé sur recommandation du président Goodluck Jonathan de lever toutes les sanctions économiques et financières prises le 9 janvier 2022 à partir de ce jour. Mais le sommet a décidé de maintenir les sanctions individuelles et également de maintenir la suspension du Mali des organes. Suite à la décision de transition de 36 mois, lors de son dernier sommet, les chefs d’Etat ont décidé que cette période de transition était trop longue et qu’il fallait et qu’il fallait revenir à une période beaucoup plus acceptable.

Jean Claude Kassi Brou, Président sortant de la commission de la CEDEAO

Des mesures qui témoignent des efforts de solidarité africaine salutaires au regard du besoin de satisfaction de besoins vitaux des populations en situation d’insécurité et de désastre humanitaire. des conditions particulièrement difficiles pour les femmes, enfants et autres déplacés. Au demeurant, la résolution des problèmes des Africains par les Africains, vœux chers à l’Union Africaine, sort progressivement d’immersion au regard des retombées positives des actions des institutions africaines pour juguler les crises sur son sol.

“Dans la constellation des contraintes politiques, comment ne pas déplorer les insuffisances dans l’application du double principe de parler d’une seule voix et de la solution des problèmes africains par les Africains ? On se demande, dans de nombreux cas de figure, à quoi servent nos décisions dans cette sphère et dans bien d’autres. Dans combien de situations nous avons été amenés au constat amer et, parfois plus humiliant qu’embarrassant, du déficit de l’impérieuse nécessité de parler d’une seule voix sur nos propres problèmes et sur ceux qui nous rassemblent avec nos partenaires internationaux ?”

Moussa Faki Mahamat, Président de la Commission de l’Union Africaine

L’union Africaine de concert avec les autres institutions sous régionales via les mécanismes spécialisés est déterminée à oeuvrer à l’évolution du continent en barant la voie aux fléaux qui font obstacle à l’éclosion de ses ambitions plus concrètes, dont la stabilisation de la lutte contre le terrorisme, l’implémentation de la démocratie, des facteurs qui induisent le développement.

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