Le dossier du Sahara connaît un nouveau développement diplomatique. Le Royaume-Uni réaffirme son soutien au plan d’autonomie proposé par le Maroc. Une position qui s’inscrit dans une dynamique internationale, mais qui ne fait pas l’unanimité.
Le Royaume-Uni confirme son positionnement sur la question du Sahara . À l’issue d’une rencontre à Londres le 23 avril 2026, entre la cheffe de la diplomatie britannique, Yvette Cooper, et son homologue marocain Nasser Bourita, le gouvernement britannique a qualifié le plan d’autonomie marocain de base « la plus crédible, viable et pragmatique » pour parvenir à une solution. Une déclaration qui s’inscrit dans la continuité du rapprochement stratégique entre le Maroc et le Royaume-Uni amorcé ces dernières années. Ce soutien n’est pas isolé. Plusieurs puissances, dont les États-Unis et la France, ont déjà exprimé des positions similaires, renforçant la dynamique diplomatique en faveur du Royaume dans ce dossier.
C’est une décision qui marque un tournant. Elle s’inscrit dans une dynamique où déjà deux États membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU ont eu la même position, à savoir les États-Unis d’Amérique et la France. Ce qui fait que trois États membres sur cinq soutiennent le plan d’autonomie que le Maroc a proposé pour un règlement définitif du problème imposé au Maroc par son voisinage.
Mohammed Benhammou, Président du Centre marocain des études stratégiques (CMES)
Mais sur le terrain politique, la situation reste inchangée. Le Front Polisario continue de rejeter le plan marocain, défendant l’option d’un référendum d’autodétermination. Une position soutenue notamment par l’Algérie, acteur clé dans ce conflit régional. Malgré ces divergences, le Royaume-Uni insiste sur une solution encadrée par les Nations unies, appelant les parties à reprendre les négociations.
Il apparaît particulièrement opportun que le Royaume-Uni, en sa qualité de membre permanent du Conseil de sécurité, apporte son soutien à la résolution 2797. À cet égard, l’évolution de sa position, désormais plus affirmée et favorable au plan d’autonomie, constitue un signal clair, adressé tant à ses alliés qu’à l’ensemble des États attachés à l’instauration d’une paix durable dans la région.
Liam FOX, Député – Royaume-Uni
Plus de quarante ans après le début du conflit du Sahara occidental, ce dossier reste l’un des plus complexes du continent africain. À l’origine, la crise remonte au départ de l’Espagne en 1975, suivi de la Marche verte, qui a marqué l’entrée du Maroc sur ce territoire. Depuis, le différend oppose Rabat au Front Polisario, soutenu notamment par l’Algérie. Dans ce contexte, le Royaume-Uni a longtemps maintenu une position prudente, privilégiant une solution sous l’égide des Nations unies.



