La tentative de l’Union africaine de positionner Macky Sall comme le candidat du continent pour le poste de Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies subit un revers. Contestée par une vingtaine d’États membres et désavouée par le Sénégal lui-même, cette initiative, impulsée par Évariste Ndayishimiye, révèle de profondes divisions diplomatiques africaines.
Revers diplomatique : La candidature de Macky Sall au poste de Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU) essuie un rejet massif. Au moins 20 États africains torpillent l’ambition de Macky Sall à la tête de l’Organisation des Nations unies, révélant une fracture diplomatique majeure au sein du continent.
La décision de rejet par un tiers des pays membres de l’Organisation de l’Union africaine n’entache en rien la candidature de Macky Sall qui est porté par le Burundi. Non, Macky Sall va continuer en solo. Mais le fait de ne pas avoir le soutien de l’Union africaine ensuite, le désaveu que le Sénégal lui a infligé. Il y a des conséquences sur le crédit de sa légitimité à diriger cette organisation internationale.
Cherif Ismael AÏDARA , Directeur de publication du quotidien Confidentiel Afrique
Proposé initialement par le Burundi sous l’impulsion du président Évariste Ndayishimiye, l’ancien président sénégalais Macky Sall s’est vu refuser le soutien de son propre pays. Le 27 mars 2026, Dakar a publié une note affirmant n’avoir « à aucun stade » endossé cette candidature. Ce désaveu contredit l’initiative du Burundi. En rappelant qu’une candidature aux Nations unies doit être formellement appuyée par l’État d’origine, le Sénégal se désolidarise de la démarche du président de l’Union africaine et isole davantage Macky Sall sur la scène internationale.
Le président Evariste Ndayishimiye a abusé, peut on dire, de son statut de président en exercice de l’Union africaine. Il ne s’est pas concerté avec ses pairs, d’abord au dernier sommet de l’Union africaine. Maintenant il a fait un raccourci comme on dit, et il a imposé cette décision silencieuse qu’il a introduite il y a quarante huit heures. Malheureusement, ça n’a pas tourné en faveur de Macky Sall. Macky Sall, l’ancien président sénégalais, n’est plus candidat de l’Union africaine.
Cherif Ismael AÏDARA , Directeur de publication du quotidien Confidentiel Afrique
La course à la succession d’António Guterres s’annonce désormais entièrement ouverte et pleine d’incertitudes. L’Afrique, qui avait pour objectif de s’unir pour obtenir ce poste hautement stratégique qu’elle n’a occupé qu’à deux reprises avec l’Égyptien Boutros Boutros-Ghali de 1992 à 1996 et le Ghanéen Kofi Annan de 1997 à 2006. Le continent devra affronter une compétition internationale intense face à des candidatures de poids comme celles de l’Argentin Rafael Grossi, la Chilienne Michelle Bachelet et Rebeca Grynspan de Costa Rica.



