Le Sénégal mise sur l’innovation financière pour alléger le poids de sa dette. Grâce au mécanisme du total return swap (TRS), le pays a pu se financer à des conditions plus avantageuses que sur les marchés internationaux, réalisant une économie estimée à 35 milliards de francs CFA en 2025, selon le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba.
Pour optimiser le coût de sa dette, le Sénégal a recours au mécanisme du total return swap (TRS), une solution jugée particulièrement efficace. Ce dispositif permet au pays d’accéder à des financements à un taux d’environ 7 %, bien inférieur aux 11 à 12 % pratiqués sur les marchés internationaux. Le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, a ainsi indiqué que cette stratégie a permis de générer une économie estimée à 35 milliards de francs CFA en 2025, confirmant l’avantage de ce mode de financement par rapport aux mécanismes classiques.
Si le Sénégal avait choisi de se financer sur le marché des Eurobonds, il aurait payé un taux entre 11 et 12 % en moyenne sur l’année 2025, contre un taux de 7 %. Ce différentiel de taux d’intérêt entre 11 % et 12 % sur les marchés financiers internationaux comparés aux 7 % permet de réaliser des économies de 36 milliards de francs CFA, grâce à un écart d’environ 5 %.
Cheikh DIBA, Ministre des Finances et du Budget
Parallèlement, l’État sénégalais poursuit une gestion budgétaire rigoureuse avec pour objectif de réduire le déficit de 13,4 % en 2024 à 3 % en 2027. La rationalisation des dépenses publiques et les réformes engagées s’accompagnent de financements structurants, dont un programme de 81 milliards de FCFA avec la Banque mondiale pour soutenir notamment le système de santé.
Le financement levé par l’État est donc en franc CFA, et l’ensemble du montant est inscrit dans les statistiques du marché des titres publics. Aucun bien de l’État du Sénégal n’a été donné en gage dans le cadre de la mobilisation de ces financements.
Cheikh DIBA, Ministre des Finances et du Budget
Selon Cheikh Diba, l’État sénégalais a mobilisé 721 milliards de FCFA d’avril à novembre 2025 grâce à diverses adjudications. Le ministre a tenu à souligner que ces emprunts ont été réalisés dans le respect du cadre légal et des exigences de transparence, sans nécessiter de garanties sur les actifs publics et sans générer de passifs cachés.



