En raison de la persistance de l’épidémie de maladie à virus Bundibugyo en Afrique de l’Est, qui a déjà fait 3 269 décès sur 6 778 cas confirmés dans la région, dont 20 cas et 2 décès en Ouganda, le Soudan du Sud et l’Ouganda renforcent leur coopération sanitaire. Les deux pays ont signé, le 7 septembre, un mémorandum d’entente de trois ans pour mutualiser leurs efforts de surveillance, de prévention et de riposte aux urgences sanitaires le long de leur frontière commune. Cet accord mise notamment sur l’alerte précoce, le renforcement des laboratoires, la formation des équipes et des exercices conjoints.
Face à la persistance de l’épidémie de maladie à virus Bundibugyo, une souche rare et grave de la maladie à virus Ebola qui sévit en Afrique de l’Est avec 6 778 cas confirmés et 3 269 décès, le Soudan du Sud et l’Ouganda unissent leurs forces. Les deux pays ont signé, le 7 septembre, un mémorandum d’entente pour renforcer la surveillance, la prévention et la riposte aux urgences sanitaires. D’une durée initiale de trois ans, cet accord vise à consolider la coopération transfrontalière et à mieux sécuriser leur frontière commune. L’Ouganda compte à ce jour 20 cas et 2 décès.
Le Soudan du Sud et l’Ouganda montrent concrètement ce que signifie l’Agenda africain pour la sécurité et la souveraineté sanitaires (AHSS) : des pays qui s’unissent pour élaborer des solutions, apprendre les uns des autres et agir avant qu’une menace sanitaire ne se transforme en crise plus vaste.
Lul Riek, Représentant régional principal du CDC Afrique
Élaboré avec l’appui du CDC Afrique, de l’Agence britannique de sécurité sanitaire (UKHSA) et de l’OMS, via l’Équipe continentale de soutien à la gestion des incidents (IMST), le protocole prévoit plusieurs mesures pour renforcer la riposte sanitaire. Il mise notamment sur une surveillance accrue aux frontières, des systèmes d’alerte précoce, le renforcement des capacités des laboratoires, la sécurisation du transport des échantillons et le dépistage aux principaux points d’entrée.
Si nous nous concentrons sur les communautés et sur le rétablissement de la confiance en leur sein, (0:08) bien sûr, cela prendra du temps et cela pourrait prendre du temps à changer, (0:12) mais nous avons bien sûr besoin du soutien des leaders politiques, (0:15) en particulier en ce qui concerne la question de la sécurité, les corridors humanitaires (0:20) et les cessez-le-feu permanents ou temporaires. (0:30) La situation devrait être vue dans sa globalité et non de manière isolée.
Tedros Adhanom Ghebreyesus , Directeur général de l’OMS
Pour Hussein Abdelbagi Akol, vice-président sud-soudanais chargé du pôle de services, la lutte contre les épidémies relève désormais de la sécurité nationale. « La sécurité sanitaire est indissociable de la sécurité nationale », affirme-t-il. Alors que le pays ne consacre que 1,3 % de son budget à la santé, loin des 15 % recommandés par la Déclaration d’Abuja, l’accord prévoit un appui technique d’Africa CDC : transferts de compétences, mentorat et exercices de simulation conjoints pour renforcer les équipes sur le terrain.



