Soudan : le coup de force militaire compromet la transition politique

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Le 25 octobre 2021, le Soudan est victime d’un coup d’État des forces militaires soudanaises. Cette opération a plusieurs objectifs : ne pas céder le pouvoir définitif aux civils le 17 novembre 2021, garantir aux militaires l’accès aux finances de l’État, éviter les procès judiciaires pour les actes de guerre. Une situation qui cristallise le processus de transition déjà en marche devant aboutir en 2023 à la mise en place des élections générales.

Au Soudan, le coup d’État militaire du 25 octobre 2021 vient assombrir les perspectives d’une sortie de crise politique. La transition qui battait déjà de l’aile depuis 2019, avait placé militaires et civils à la tête du pays. Aujourd’hui, le Soudan est aux mains de l’armée dirigée par le général Abdel Fattah al-Burhane qui a dissout les autorités de transition, décréter l’état d’urgence. L’objectif de cette opération, garantir aux militaires la main sur les mannes financières de l’État et pas de procès pour les actes de guerre.

S’insurgeant contre la gestion militarisée de l’État, les Soudanais qui réclament la remise du pouvoir aux civils ont pris d’assaut les rues demandant une transition politique démocratique en droite ligne de l’accord de paix qui stipulait le retrait de l’armée et l’organisation des élections en 2024. Des demandes qui n’ont pas encore trouvé un écho favorable, car les militaires ne souhaitent plus céder le pouvoir souverain dont la présidence devait passer aux civils le 17 novembre 2021.

Les militaires soudanais ont pris le pari de s’arroger les pleins pouvoirs sur la transition au Soudan. C’est donc une nouvelle vague de contestation politique à laquelle vient s’ajouter les condamnations de la communauté internationale à l’endroit du Soudan.

NewsExpress

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