L’opposition zimbabwéenne a promis mercredi 08 juillet 2026, de contester en justice, au niveau national et international, les amendements constitutionnels promulgués mardi 07 juillet par le président Emmerson Mnangagwa (83 ans). Adoptés par un Parlement dominé par la Zanu-PF, ces textes prolongent son mandat de deux ans et suppriment l’élection présidentielle au suffrage universel direct. La nouvelle alliance « People’s Coalition » appelle à manifester, tandis que des avocats préparent des recours contre cette loi.
L’opposition zimbabwéenne a promis mercredi 08 juillet 2026, de contester en justice, au niveau national et international, les amendements constitutionnels promulgués mardi 07 juillet par le président Emmerson Mnangagwa (83 ans). Adoptés par un Parlement dominé par la Zanu-PF, ces textes prolongent son mandat de deux ans et suppriment l’élection présidentielle au suffrage universel direct. La nouvelle alliance « People’s Coalition » appelle à manifester, tandis que des avocats préparent des recours contre cette loi.
« Les dirigeants de la ZANU-PF doivent respecter la loi et cesser d’abuser de leurs fonctions. Le MDC ne baissera pas les bras et sollicitera la SADC. Comme elle l’avait fait en interpellant le président Chiluba en Zambie, la SADC doit assumer ses responsabilités et intervenir de façon constructive au Zimbabwe. »
Douglas Mwonzora , Membre de l’opposition – Zimbabwe
La réforme constitutionnelle numéro 3 de l’année 2026 acte l’extension des mandats présidentiel et législatif de cinq à sept ans, au nom de la stabilité institutionnelle. Sous l’impulsion de Jameson Timba, le regroupement « People’s Coalition » et son organe « Defend the Constitution » fustigent une entorse aux principes fondamentaux. Le collectif mise sur une médiation de l’ONU, de l’Union africaine, de la SADC et des Etats-Unis pour sauvegarder les acquis démocratiques.
« Les Zimbabwéens rejettent catégoriquement cette nouvelle loi qui nous prive de nos droits. Ensemble, camarades, nous triompherons car Dieu se tient à nos côtés. Je rappelle au président Mnangagwa que la voix du peuple est la voix de Dieu, et qu’elle rejette fermement ces amendements constitutionnels. Si vous en doutez, soumettez cette réforme à un référendum et vous découvrirez la réponse du Très-Haut. »
Douglas Mwonzora , Membre de l’opposition – Zimbabwe
Porté à la tête de l’État en 2017 à la suite du renversement de Robert Mugabe, Emmerson Mnangagwa, vainqueur des scrutins de 2018 et 2023, s’assure un maintien au pouvoir de deux années supplémentaires au-delà de 2028. Ce remaniement législatif enterre le vote direct instauré en 1987, transférant le choix du leader au Parlement. Les forces d’opposition dénoncent une dérive autoritaire ayant méthodiquement neutralisé toute tentative de contestation populaire.



