Zimbabwe : l’opposition demande l’intervention de la SADC et l’ONU après l’extension du mandat présidentiel

Au Zimbabwe, le projet de réforme constitutionnelle porté par le président Emmerson Mnangagwa le 16 février suscite une vive controverse et ravive les tensions politiques. Entre mobilisation de l’opposition, inquiétudes sur le respect des règles démocratiques et appels à l’intervention internationale, ce débat s’impose comme un tournant majeur pour l’avenir institutionnel du pays.

La tension politique monte au Zimbabwe, dans un contexte de mobilisation accrue contre un projet de réforme constitutionnelle porté par le président Emmerson Mnangagwa. Le 16 mars, la plateforme « Défendre la Constitution » a appelé la Communauté de développement de l’Afrique australe et l’Organisation des Nations unies à intervenir pour bloquer ce projet controversé, présenté officiellement le 16 février 2026. Celui-ci prévoit notamment l’allongement du mandat présidentiel de cinq à sept ans ainsi que le report des élections générales de 2028 à 2030, une initiative vivement critiquée dans un pays dont la Constitution de 2013 limite le mandat du chef de l’État à deux.

“Chers Zimbabwéens, parce que la constitution n’est pas seulement un instrument politique domestique, mais la fondation de notre ordre démocratique, la DCP a pris des étapes pour élever ces préoccupations à travers l’engagement international responsable et juridique. Dans l’esprit de la diplomatie préventive, nous avons communiqué avec les Etats-Unis, l’Union africaine, la communauté de développement sud-africain.”. 

Jameson Timba, Coordinateur de la plateforme Défendre la Constitution Zimbabwé

Sur le terrain, la contestation s’accompagne d’un climat de tensions. Selon l’organisation Human Rights Watch, plusieurs cas d’intimidations et de violences contre des opposants ont été signalés ces dernières semaines. Parallèlement, des recours judiciaires ont été introduits pour tenter de bloquer la réforme. 

“ Citoyens, c’est pour cette raison et pour cette base que le Parti régulier lance aujourd’hui officiellement une pétition de référendum national sous le panneau « 1 million de voix pour la constitution ». Cette pétition représente un simple principe démocratique, la constitution appartient à la population”. 

Jameson Timba, Coordinateur de la plateforme Défendre la Constitution Zimbabwé

Alors que les auditions parlementaires doivent débuter fin mars, l’opposition promet de maintenir la pression. L’issue de ce bras de fer pourrait avoir des conséquences majeures sur l’avenir démocratique du Zimbabwe.

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