Au Maroc, le zellige s’impose comme l’un des symboles majeurs de l’artisanat traditionnel et de l’identité culturelle nationale. Hérité de plusieurs siècles de savoir-faire, il continue d’habiller mosquées, palais et riads à travers le Royaume. Aujourd’hui, cet art ancestral ne se limite plus à l’architecture : il participe aussi au rayonnement du Maroc à l’international.
Au Maroc, le zellige dépasse le simple registre décoratif pour s’imposer comme un marqueur majeur de l’identité culturelle nationale. Hérité du XIIIe siècle, cet art géométrique orne les monuments emblématiques du pays, des mosquées aux palais en passant par les riads, et incarne un savoir-faire ancestral transmis de génération en génération. En 2025, le Royaume a engagé une démarche d’inscription de cet artisanat au patrimoine culturel immatériel de l’humanité à l’Unesco, confirmant son importance culturelle et son rayonnement international. À Fès, des artisans continuent de faire vivre cette tradition, à l’image d’Abdel Fatah, qui façonne le zellige depuis l’âge de 14 ans.
‘’ Mon art, c’est une sorte de mosaïque marocaine. Ce sont des petits fragments de poterie qui ont été cuits à deux reprises avec l’émail. Il doit être coupé en petites pièces, petits fragments, puis assemblés les unes à côté des autres pour couvrir de grandes surfaces dans les mosquées, dans les palais et dans les maisons. ‘’
Abdel Fatah, Artisan de zellige traditionnel de Fès – Maroc
Au-delà de la culture, le zellige s’inscrit dans une économie artisanale en pleine croissance. La poterie et la céramique, catégories auxquelles appartient le zellige, figurent parmi les principaux produits de l’artisanat marocain exportés vers les États-Unis, avec plus de 483 millions de dirhams en 2024. Globalement, l’artisanat marocain connaît une forte demande internationale, avec des marchés en croissance continue en Europe et en Amérique.
‘’Cet art-là, il est demandé à travers le monde entier. Je prends un carreau de Zellige, je prends une peinture, je prends une peinture pour tracer le modèle que je veux tailler. Ensuite, à l’aide d’une marteline en fer, comme un marteau, je commence à frapper, à tailler pour lui donner la forme souhaitée. Cet art-là, c’est une culture marocaine et nous sommes fiers de cet héritage. ‘’
Abdel Fatah, Artisan de zellige traditionnel de Fès – Maroc
L’impact économique du zellige se mesure aussi à travers le tourisme. En 2025, le Maroc a accueilli 19,8 millions de visiteurs, générant 138 milliards de dirhams de recettes. L’architecture traditionnelle, largement décorée de zellige, constitue un atout majeur d’attractivité. Entre héritage culturel et levier économique, cet art ancestral confirme sa place stratégique dans le développement du Royaume.



