Au Mali, le président de la transition, Assimi Goïta, reprend les commandes de l’appareil sécuritaire. Par décret lu le lundi 4 avril 2026, à la télévision nationale, il cumule désormais ses fonctions de chef de l’État avec celles de ministre de la Défense et des Anciens combattants. Une décision qui intervient dans un contexte de fortes tensions, quelques jours après la mort du général Sadio Camara, tué lors d’attaques coordonnées contre plusieurs positions militaires.
“Le président de la transition, Chef de l’État, vu la constitution vu la charte de la transition révisée décrète : Article premier, le président de la transition chef de l’État, chef suprême des armées, assure les fonctions de ministre de la défense et des anciens combattants.”
ALFOUSSEYNI DIAWARA, Ministre secrétaire général de la présidence de la République – Mali
Pour épauler le président de la république dans ses nouvelles fonctions, le général Oumar Diarra a été nommé ministre délégué auprès du ministère de la Défense. Ancien chef d’état-major général des armées, il avait lui-même été arrêté lors du coup d’État d’août 2020 qui a renversé le président Ibrahim Boubacar Keïta, avant d’être réhabilité quelques semaines plus tard. Une décision pour les autorités maliennes, qui envoie un signal fort, celui d’un resserrement du pouvoir face à une situation sécuritaire jugée critique.
“Le général de division Oumar Diarra est nommé membre du gouvernement en qualité de ministre, délégué auprès du ministre de la Défense et des anciens combattants. Article 3 : Le ministre délégué auprès du ministre de la Défense et des anciens combattants en termes de préséance, vient immédiatement après les ministres d’État.”
ALFOUSSEYNI DIAWARA, Ministre secrétaire général de la présidence de la République – Mali
Le Mali reste confronté à une crise sécuritaire profonde depuis 2012, marquée par la multiplication des attaques de groupes jihadistes, de violences communautaires et de revendications indépendantistes.



