En tant qu’acteur incontournable sur la scène politique, économique culturelle africaine et internationale, le Maroc multiplient engagements et soutiens aux initiatives visant le développement de la coopération entre pays frères du continent. Un rôle réaffirmé à Casablanca en faveur du financement du plan national de développement de la République centrafricaine avec 9 milliards de dollars mobilisés pour le financement des projets structurants.
Depuis plus d’une décennie, le Maroc s’impose comme un acteur majeur de la coopération intra-africaine, traduisant la ferme volonté du Royaume à accompagner le processus de convergence économique, social et institutionnel des pays frères du continent. L’accueil d’événements institutionnels au Maroc tels que la table ronde pour le financement du Plan national 2024-2028 de la Centrafrique à Casablanca, marque également une évolution significative de la politique africaine du Royaume, traduisant ainsi son rôle de partenaire bilatéral à celui d’un véritable hub financier et institutionnel pour le continent.
J’exprime également ma profonde reconnaissance au gouvernement et au peuple marocain pour l’accueil cordial, et surtout fraternel, réservé non seulement à la délégation centrafricaine, mais aussi à l’ensemble des partenaires et amis de la République centrafricaine ayant fait le déplacement jusqu’à Casablanca, ainsi que pour leur appui constant à l’organisation de cette table ronde historique.
Faustin Archange Touadéra, Président de la République centrafricaine
Bilan de cette rencontre : près de 9 milliards de dollars mobilisés pour financer des projets structurants notamment laréduction du taux de pauvreté de 68% à 62%, augmenter le taux d’accès à l’électricité de 17% à 40% d’ici 2028 en République centrafricaine. Une dynamique portée par un écosystème financier de plus de 220 institutions. (220 institutions multilatérales)
Les investisseurs privés doivent conjuguer leurs forces pour transformer cette ambition en réalité. Le Maroc, guidé par la vision de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu l’assiste, répond présent à cet appel fraternel de Son Excellence le Président Faustin-Archange Touadéra, fort de son expérience en matière de réformes économiques, d’infrastructures, de formation et de mobilisation du secteur privé.
Nadia Fettah, Ministre de l’Économie et des Finances – Centrafrique
Le Maroc se positionne ainsi comme une plateforme stratégique reliant investisseurs internationaux et économies africaines. En République centrafricaine, cela se traduit par un Plan national de développement estimé à 7 000 milliards de francs CFA, soit environ 10 milliards d’euros.
Je crois que nous ne sommes pas sur un terrain d’aventure, parce que nous nous sommes suffisamment préparés. Non seulement en termes d’analyses et de données pour aller à cette table ronde, mais aussi à travers la mise en place de projets structurants et de qualité. Tout cela a fait l’objet d’un travail minutieux. Nous osons espérer qu’avec ce montant important, nous allons nous mettre au travail, et vous verrez simplement les résultats, car nous avons des objectifs précis à atteindre.
Richard Filakota, Ministre du Plan de l’Économie et de la Coopération internationale
La coopération entre les deux pays s’étend également aux réformes institutionnelles, avec un accord judiciaire signé en 2026 à Rabat visant à établir un cadre institutionnel structuré pour l’échange d’expertises, la gouvernance des services judiciaires, conformément aux standards internationaux, le renforcement des capacités, et l’amélioration du climat des affaires en Centrafrique.
Parmi les réformes engagées, figurent des réformes juridiques et institutionnelles majeures. Sur le plan juridique, elles portent notamment sur la mise en place de plusieurs instruments essentiels, à commencer par le Code de commerce ainsi que différents codes sectoriels adoptés par le pays, notamment le Code de l’électricité, le Code minier, ainsi que d’autres textes relatifs, entre autres, au secteur agricole. À cela s’ajoute également la loi sur le partenariat public-privé, un dispositif particulièrement important pour les investisseurs appelés à intervenir dans notre pays.
Richard Filakota, Ministre du Plan de l’Économie et de la Coopération internationale
En structurant financements et partenariats dans plusieurs domaines notamment infrastructurel, énergétique, agricole, le Maroc s’impose comme un catalyseur du développement économique en Afrique.



