Le Kenya engage une offensive stratégique ambitieuse visant à faire évoluer l’Afrique d’un rôle de simple récipiendaire de capitaux vers celui de moteur de sa propre croissance économique. En marge de la 26e assemblée générale de l’African Trade and Investment Development Insurance (ATIDI), le président William Ruto a annoncé un renforcement significatif de la participation kényane, estimé à 5,2 milliards de shillings kenyans, dans cette institution dédiée à l’assurance du commerce et de l’investissement en Afrique.
Le Kenya s’engage à injecter 40 millions USD supplémentaires à l’Assurance pour le développement du commerce et de l’investissement en Afrique, portant son investissement total de 25 à 65 millions USD. Le pays mise sur les institutions africaines pour sécuriser les investissements, là où l’ATIDI a déjà prouvé son efficacité en garantissant plus de 7 milliards USD dans des secteurs cruciaux comme l’énergie, les transports et l’agriculture, réduisant ainsi la dépendance aux évaluations de risques étrangers.
La participation du Kenya au capital de l’ATIDI augmentera progressivement, avec un investissement initial de 25 millions de dollars américains. Nous continuerons à augmenter ce montant jusqu’à atteindre 65 millions de dollars.
William Ruto, Président de la République du Kenya
Sur le front domestique, cette ambition s’accompagne d’une mobilisation de capitaux pour soutenir les infrastructures nationales. Le gouvernement kényan déploie une stratégie d’envergure avec le Fonds national d’infrastructure. L’objectif est d’atteindre une enveloppe de 2,3 milliards USD à court terme.
j’ai ici un titre délivré par le gouvernement du Kenya afin de faciliter l’établissement et l’expansion du siège et des bureaux régionaux des institutions financières multilatérales africaines, en particulier l’ATIDI.
William Ruto, Président de la République du Kenya
Enfin, pour alimenter cette dynamique, l’État Kenyan a finalisé la cession de 15 % de ses parts dans Safaricom au géant Vodacom, une opération qui a généré 1,57 milliard USD. Loin d’être une simple recette budgétaire, ces fonds sont immédiatement réorientés vers le fonds souverain et le fonds d’infrastructure.



