Burkina Faso : lancement de FasoSign, première plateforme de signature électronique

Au Burkina Faso, l’administration publique franchit un cap historique vers la dématérialisation. Le Premier ministre de transition, le camarade Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a officiellement lancé le mardi 15 septembre 2026 à Ouagadougou  FasoSign , la toute première plateforme nationale de signature électronique. Objectif affiché par les autorités : rendre les services publics plus rapides, hautement sécurisés et surtout, en finir avec la lourdeur bureaucratique. 

Un simple clic pour tourner la page des paperasses interminables. À Ouagadougou le mardi 15 septembre 2026, le Premier ministre, Chef du Gouvernement, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a officiellement lancé FasoSign . Cette plateforme nationale de signature électronique est présentée comme le nouveau pilier de la gouvernance locale. Une solution souveraine pour valider les documents officiels en un clic.

La dématérialisation et la modernisation de notre administration font partie des hautes orientations du camarade président du FASO, qui sont d’ailleurs consignées dans le manifeste de la Révolution Progressiste Populaire. Pour ce faire, aujourd’hui, nous avons déjà plusieurs dizaines de procédures et de services qui ont été dématérialisés, accessibles en ligne, mais jusque-là, il manquait ce dernier maillon, qui était celui de permettre à l’autorité qui est chargée d’apposer sa signature de pouvoir le faire également de façon dématérialisée, si je peux le dire ainsi.  

Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo , Premier ministre 

Développée sous l’égide du ministère de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, FasoSign répond à un triple objectif : dématérialiser les procédures, sécuriser les données et garantir l’authenticité des actes administratifs. Face aux défis sécuritaires de la sous-région, la plateforme intègre des protocoles de chiffrement de pointe pour empêcher toute falsification. 

Désormais, la signature peut se faire également en ligne par l’autorité qui est chargée d’apposer sa signature, et deuxièmement, ça résout une grosse équation. Vous savez, jusque-là, on a parfois des documents administratifs ou des ordres de mission qui voyagent juste pour des raisons de signature. Tout cela, grâce à cette plateforme, c’est fini, parce que quel que soit l’endroit où  se trouve cette autorité, elle pourra, du moment où, évidemment, toutes les dispositions sont prises, pouvoir procéder à la signature, à l’authentification de ce document, partout où il se trouve.  Donc, c’est un grand pas qui a été franchi, et comme je l’ai dit, le prochain défi qui demeure et qu’il faut résoudre le plus rapidement possible, c’est celui de sa généralisation,celui de son appropriation, pour que, évidemment, ça vienne, comme je l’ai dit, boucler la boucle de ce processus de dématérialisation. 

Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo , Premier ministre 

Porté techniquement par le ministère de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, ce dispositif s’adosse à un cadre légal strict pour donner à la signature numérique la même valeur juridique que la signature manuscrite. Au-delà du gain de temps pour les usagers et les entreprises, l’enjeu est aussi sécuritaire. Face aux risques de falsification, FasoSign intègre des protocoles d’authentification avancés. Une brique essentielle qui vient compléter la stratégie nationale après l’inauguration récente des datacenters du cloud souverain.

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