Marsa Maroc signe la meilleure année de son histoire. Le premier opérateur portuaire du Maroc a vu son bénéfice net bondir de 25% en 2025, porté par la croissance de son trafic de conteneurs et son expansion à l’international.
Les quais du port de Casablanca ne désemplissent pas. Conteneurs, véhicules, vracs : en 2025, Marsa Maroc a traité plus de 67 millions de tonnes de marchandises, un nouveau record pour l’opérateur portuaire national. Sur le plan financier, les résultats sont à la hauteur de cette dynamique. Le chiffre d’affaires consolidé atteint 5,8 milliards de dirhams, en hausse de 16% par rapport à 2024. Mieux encore : le résultat net part du groupe bondit de 25%, pour s’établir à près de 1,6 milliard de dirhams. Un signe, selon les analystes, que le groupe ne se contente plus de croître : il transforme cette croissance en rentabilité.
“.Le chiffre le plus révélateur est ailleurs. Le chiffre d’affaires qui augmente de 16 % et le bénéfice net de 25 %. Autrement dit, la rentabilité progresse beaucoup plus rapidement que les volumes avec près de 1,6 milliard de dirhams de résultat net pour 5,8 milliards de chiffre d’affaires, la marge nette avoisine alors 27 %. Cela traduit une bonne maîtrise des coûts mais aussi une montée en valeur des activités portuaires. Marsa Maroc ne se contente donc plus de manutentionner davantage de marchandises. L’entreprise améliore également l’efficacité et la rentabilité de ses opérations.”
GEORGINA SIABA , Analyste Financière – Côte d’Ivoire
Cette performance s’explique notamment par l’expansion du groupe à l’international. Marsa Maroc a signé des partenariats stratégiques avec les géants CMA-CGM et TIL pour l’exploitation des nouveaux terminaux du port de Nador West Med. Le groupe a également pris pied en Espagne, via une alliance avec l’opérateur Boluda, renforçant sa présence sur le détroit de Gibraltar.
Sur le marché financier aussi, la confiance est au rendez-vous : l’action Marsa Maroc a grimpé de 77% en 2025 à la Bourse de Casablanca. Une structure financière solide, avec une trésorerie nette positive, qui donne au groupe des marges de manœuvre pour poursuivre ses investissements.
Reste à savoir si Marsa Maroc pourra maintenir ce rythme, alors que la concurrence régionale s’intensifie et que les investissements dans les nouveaux terminaux doivent encore faire leurs preuves.



