Afrique : croissance attendue à 4,3% en 2026

Après une croissance estimée à 4,5 % en 2025, l’Afrique subsaharienne aborde 2026 sous la menace d’un nouveau choc extérieur. La guerre au Moyen-Orient perturbe les marchés énergétiques, renchérit les transports et fragilise les équilibres macroéconomiques. Selon le Fonds monétaire international, la croissance régionale est désormais attendue à 4,3 %. Une dynamique de reprise fragilisée, avec des conséquences directes sur les finances publiques et le pouvoir d’achat.

l’Afrique subsaharienne voit ses perspectives assombries par les tensions internationales. Après une croissance de 4,5 % en 2025, le Fonds monétaire international ramène ses prévisions de croissance à 4,3 % selon  son rapport d’avril 2026. Un ralentissement qui menace les acquis de la stabilisation économique et complique les efforts de développement des États de la région.

“ La résilience de la région tient à la fois aux réformes passées et à une adaptation rapide. Les réformes menées dans la région, comme celles des subventions et du taux de change en Éthiopie et au Nigeria, ou les réformes structurelles en Afrique du Sud, ont renforcé la stabilité macroéconomique.”

Zeine Ould Zeidane, Directeur du département Afrique du FMI – Mauritanie

Les pressions sur les économies africaines sont amplifiées par la guerre au Moyen-Orient. La flambée des prix du pétrole et du gaz, les perturbations du fret maritime et le renchérissement des engrais augmentent les coûts de production et d’importation. Si certains exportateurs d’hydrocarbures peuvent en bénéficier, les pays importateurs subissent des déficits accrus, une inflation plus forte et des risques alimentaires grandissants.

“Les ménages ressentent aussi une nouvelle pression sur le coût de la vie. L’inflation médiane devrait passer de 3,4 % en 2025 à 4,3 % cette année, puis à 5 % l’an prochain. Les coûts du carburant et des transports sont déjà plus élevés, tandis que le renchérissement des engrais pourrait peser sur les prix alimentaires et la sécurité alimentaire.”

Zeine Ould Zeidane, Directeur du département Afrique du FMI – Mauritanie

L’inflation médiane régionale, tombée à 3,4 % fin 2025, devrait atteindre 4,3 % en 2026, puis 5 % en 2027. La dépréciation des monnaies alourdit également le service de la dette extérieure. Avec des marges budgétaires limitées et une aide internationale en recul, l’enjeu est de préserver la croissance, protéger les populations vulnérables et renforcer la résilience économique du continent.

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