Ports, corridors routiers et zones logistiques : l’Afrique mise sur la connectivité pour accélérer son intégration économique. Au Maroc, plus de 750 hectares de zones logistiques sont programmés pour fluidifier les échanges. À l’ouverture de LOGITERRE 2026, le 20 octobre à Casablanca, les acteurs du secteur ont souligné l’urgence de lever les obstacles logistiques pour renforcer la compétitivité des économies africaines.
Relier les territoires, fluidifier les échanges et rapprocher les économies : l’Afrique entame une trajectoire décisive de son avenir sur ses infrastructures de transport. Le 20 octobre 2026, à Casablanca au Maroc, le ministre du transport et de la logistique, Abdessamad Kayouh, a réaffirmé cette priorité à l’ouverture de la troisième édition de LOGITERRE 2026. Une stratégie qui place la connectivité au cœur de la coopération Sud-Sud et de l’intégration économique du continent.
Les échanges avec les autres nations africaines sont appelés à s’intensifier, notamment grâce au projet du port de Dakhla Atlantique, dont la livraison est prévue d’ici deux ans. Il convient dès lors de se préparer à cette échéance.
ABDESSAMAD KAYOUH , Ministre du Transport et de la Logistique
Mais l’ambition se heurte encore à une réalité tenace : coûts de transport élevés, réseaux peu interconnectés et frontières difficiles à franchir. Autant de barrières qui ralentissent les échanges et pénalisent les entreprises africaines. Selon Mustapha Chaoune, président de l’Union africaine des organisations du transport et de la logistique, la contribution du secteur des transports au produit intérieur brut des économies africaines reste inférieure à 2,5 %. Lever ces obstacles devient essentiel pour accélérer l’industrialisation et donner tout son potentiel à la Zone de libre-échange continentale africaine.
Des solutions ciblées pour lever les verrous qui freinent le développement du transport, aussi bien à l’échelle du continent africain qu’au niveau du Maroc.
MUSTAPHA CHAOUNE , Président de l’UAOTL
Accompagné de nos experts, ma présence en terre marocaine s’inscrit dans la volonté de consolider la coopération Sud-Sud, afin de développer conjointement des solutions d’interconnexion au bénéfice des populations africaines.
JEAN ERNEST BIBÉHÈ , Ministre des Transports – Cameroun
Ports de Tanger Med, Nador West Med et Dakhla Atlantique, voie express Tiznit-Dakhla, plus de 750 hectares de zones logistiques programmées : le Maroc renforce ses infrastructures pour rapprocher l’Afrique des marchés internationaux. Au cœur de cette stratégie, l’initiative royale visant à faciliter l’accès des pays du Sahel à l’Atlantique entend transformer les corridors de transport en véritables passerelles vers le commerce et l’intégration régionale.



