La Banque africaine de développement investit 125 millions de dollars dans African Trade and Investment Development Insurance, devenant son principal actionnaire. Cette opération vise à renforcer la couverture des risques liés aux investissements et à faciliter le financement de projets d’infrastructures en Afrique. Elle s’inscrit dans l’initiative Nouvelle architecture financière africaine pour le développement, qui cherche à mobiliser des capitaux africains pour réduire le déficit de financement du continent.
La Banque africaine de développement investit 125 millions de dollars dans African Trade and Investment Development Insurance (ATIDI) devenant ainsi son principal actionnaire. Cette recapitalisation renforcera la capacité d’ATIDI à couvrir les risques politiques et commerciaux, afin de faciliter les investissements et à stimuler le commerce en Afrique. Cette montée au capital marque un repositionnement significatif de l’institution financière panafricaine dans l’architecture de soutien au secteur privé africain.
“La nouvelle architecture financière africaine pour le développement répond directement aux quatre priorités qui guident notre programme commun. Premièrement, elle contribue à libérer le potentiel des capitaux africains. Elle y parvient en connectant les parts nationales, les actifs de retraite et d’assurance, le financement du développement et les partenaires internationaux au sein des plateformes structurées capables de financer à grande échelle.”
Sidi Ould Tah, Président de la Banque africaine de développement – Mauritanie
Cet investissement s’inscrit dans le cadre de son initiative, connue sous le nom de Nouvelle architecture financière africaine pour le développement (NAFAD), visant à mobiliser environ 4 000 milliards de dollars de capitaux institutionnels africains, tels que les fonds de pension, les fonds souverains et les systèmes d’épargne, actuellement fragmentés et non coordonnés, afin de combler un déficit de financement du développement annuel estimé à 400 milliards de dollars.
“Elle soutient des infrastructures résilientes et des chaînes de valeurs compétitives. Elle contribue à mobiliser des financements à long terme pour l’énergie, les transports, les infrastructures numériques et l’industrialisation.”
Sidi Ould Tah, Président de la Banque africaine de développement – Mauritanie
Depuis un quart de siècle, African Trade and Investment Development Insurance contribue à sécuriser les investissements en Afrique grâce au soutien de 24 États membres et de plusieurs partenaires internationaux. La Banque africaine de développement cherche aujourd’hui à renforcer le capital de l’institution en attirant de nouveaux États et des investisseurs privés, tandis que la France envisage d’accroître sa participation. Selon Sidi Ould Tah, le développement du continent dépendra davantage de la mobilisation de l’épargne et des capitaux africains pour soutenir durablement les infrastructures et la croissance économique.



