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Afrique : 277 milliards USD requis pour le financement climatique

L’Afrique est laissée de côté dans l’architecture financière mondiale, une réalité soulignée par Akinwumi Adesina. Le président de la Banque africaine de développement insiste sur la nécessité d’une réforme tant structurelle que comportementale pour garantir des résultats optimaux. Selon lui, les défis de l’Afrique, notamment en matière de résolution de la dette et de financement climatique, exigent une attention mondiale accrue et des instruments financiers adaptés.

L’Afrique n’était pas présente lorsque l’architecture financière mondiale a été mise en place. Par conséquent, les accords de Bretton Woods qui ont dessiné les grandes lignes du système financier international ont été développés sans l’Afrique. Ce sont les propos d’Akinwumi Adesina, Président de la Banque africaine de développement qui plaide vivement pour la réforme de l’architecture financière mondiale.

Ce n’est pas seulement l’architecture financière mondiale  qui doit changer. Les personnes qui font partie de cette architecture doivent également changer. Nous devons trouver un moyen de travailler ensemble de manière collaborative, coopérative et efficace pour obtenir d’excellents résultats.

Akinwumi Adesina, Président de la Banque africaine de développementNigeria

Selon Akinwumi Adesina, l’Afrique n’est pas bien servie par l’architecture financière mondiale, surtout en ce qui concerne la résolution de la dette. Malgré les initiatives d’allègement de cette dernière, le continent fait face à des défis majeurs allant dans ce sens.

“Aujourd’hui, évaluer le coût pour notre continent de refinancer cette dette est crucial : cette année, il nous faudra probablement environ 20 milliards de dollars, avec une estimation supplémentaire de 10 milliards de dollars pour l’année prochaine. Cependant, il n’existe actuellement aucun instrument mondial pour refinancer cette dette, le FMI n’étant pas impliqué dans cette démarche.”

Akinwumi Adesina, Président de la Banque africaine de développementNigeria

Parmi les éléments de l’architecture financière mondiale qui ne répondent pas aux besoins spécifiques de l’Afrique figure également le financement pour le climat, selon le président de la BAD.  En effet, bien que le continent reçoit actuellement 30 milliards de dollars pour faire face à ses défis climatiques, cela reste largement insuffisant face aux besoins annuels estimés à 277 milliards de dollars afin de lutter efficacement contre le changement climatique.

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