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Afrique : la BAD milite pour la création d’unités de production de vaccins anti-covid

Deux ans après le déclenchement de la pandémie de Covid-19 dans les pays africains, le continent dresse aujourd’hui le bilan de sa capacité de riposte aux épidémies et à la prise en charge des maladies. La dépendance constatée à l’égard des firmes pharmaceutiques étrangères et la faiblesse de l’offre en infrastructures sanitaires a conduit plusieurs institutions, à l’instar de la Banque africaine de développement, à adopter des plans pour assurer la sécurité sanitaire du continent.

Selon les données de l’Organisation mondiale de la santé, à la fin du premier semestre 2022, environ 21,1 % de la population africaine avait reçu une dose de vaccin de Covid-19. A cette période, plus de 892 millions de vaccins avaient été livrés à l’Afrique, dont 64% à travers le mécanisme COVAX, une initiative de l’Alliance Gavi, la Coalition pour les innovations en matière de préparation aux épidémies (CEPI) et l’OMS. Ces vaccins ont été essentiellement fournis par des firmes internationales, l’Afrique ne disposant pas de centre de fabrications de ce type de vaccins. Des projets d’unités de production de vaccins anti-covid sont développés en Afrique du Sud, en Égypte, au Kenya, au Nigéria, au Sénégal et en Tunisie. Pour la Banque africaine de développement, il faut aller au-delà et produire des vaccins diversifiés.

“Lorsque nous pensons à mettre en œuvre la fabrication de vaccins en Afrique, il ne s’agit pas seulement de vaccins Covid, mais aussi de vaccins contre le paludisme et d’autres vaccins de routine. Seul 1% des vaccins que nous consommons régulièrement en Afrique est produit en Afrique.”

Solomon Quaynor, Vice-président chargé du secteur privé et de l’industrialisation à la BAD

L’Afrique, continent d’1,3 milliards d’habitants, ne doit plus sous-traiter sa santé à autrui, a régulièrement martelé le président de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina. L’institution financière multilatérale a approuvé le soutien à la création de la Fondation africaine pour la technologie pharmaceutique, institution qui a pour vocation de favoriser le développement de “technologies qui sous-tendent la fabrication de médicaments, de vaccins et d’autres produits pharmaceutiques”.

“Au niveau de la BAD, nous pensons à la préparation de l’Afrique à la prochaine pandémie ou épidémie de trois manières: la fabrication de produits pharmaceutiques sur le continent, la fabrication de vaccins et la capacité de faire de la recherche, en particulier pour les maladies récurrentes et troisièmement, il s’agit de l’infrastructure des soins de santé. La capacité de faire des diagnostics peut créer une meilleure sensibilisation et un système d’alerte, afin que nous puissions mieux réagir.”

Solomon Quaynor, Vice-président chargé du secteur privé et de l’industrialisation à la BAD

En tant qu’institution qui a pour mission de contribuer au développement économique de ses États membres, dans le cadre de sa vision 2030, la Banque africaine de développement s’est engagée à consacrer 3 milliards de dollars au cours des 10 prochaines années pour la fabrication de vaccins et de produits pharmaceutiques sur le continent.

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