Centrafrique : le gouvernement ferme le site minier de Zamboye après l’éboulement

En République centrafricaine, le gouvernement durcit le ton après l’éboulement meurtrier de Zamboye. Le site, situé dans la sous-préfecture d’Abba, préfecture de la Nana-Mambéré, près de la frontière camerounaise, était pourtant désaffecté. Le ministre des Mines et de la Géologie, Rufin Benam-Beltoungou, s’est rendu sur place et annonce la suspension des activités. 

À Zamboye, dans l’ouest de la République centrafricaine, l’éboulement dans un site d’orpaillage  met une nouvelle fois en lumière les difficultés de contrôle des activités minières artisanales dans cette zone rurale et frontalière. Le site attire des travailleurs venus de plusieurs pays de la région. Après l’effondrement, les opérations de recherche et d’identification se poursuivent. Le dernier bilan communiqué par le ministre fait  état de 49 victimes identifiées. 

Les militaires qui étaient là nous ont dit qu’il a plu pratiquement pendant 72 heures et c’est par rapport à cela qu’ils ont déconseillé à nos compatriotes de descendre dans cette galerie. Malheureusement, il s’est produit ce que nous avons tous déploré. Le jour même, nous avons demandé à nos collaborateurs qui étaient en mission à Bouar de continuer directement sur Zamboye pour prêter main forte à la population.

RUFIN BENAM-BELTOUNGOU, Ministre des mines et de la géologieCentrafrique

Parmi les victimes identifiées figurent 34 Centrafricains, 13 Camerounais et 2 Tchadiens. La dimension transfrontalière du drame est donc également sanitaire et humanitaire : les autorités doivent assurer l’identification des victimes, l’évacuation des survivants et l’accompagnement des familles.

C’est un site désaffecté, clôturé même avec les tôles, mais les gens ont forcé le passage. Il y a de lourdes pertes en vies humaines. Nous allons continuer les enquêtes et d’ailleurs la justice sera saisie. Je leur ai annoncé la fermeture du site. Nous allons matérialiser cela par la prise d’un arrêté pour suspendre les activités sur le site en question jusqu’à nouvel ordre.

RUFIN BENAM-BELTOUNGOU, Ministre des mines et de la géologieCentrafrique

La fermeture du site annoncé par le gouvernement centrafricain ouvre désormais un autre chantier : celui de la surveillance des sites désaffectés et de la lutte contre l’exploitation illégale. Pour les autorités centrafricaines, l’enquête devra déterminer comment un site officiellement fermé a pu redevenir accessible aux exploitants.

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