Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur pinterest
Partager sur whatsapp

L’Union Africaine encourage les États africains à investir dans les petites exploitations agricoles

Préoccupée par l’avancée de l’insécurité alimentaire sur le continent africain, l’Union Africaine s’est penchée sur la problématique lors de la Conférence de haut niveau sur la sécurité alimentaire et la nutrition tenue le 10 octobre 2022 au siège de l’organisation à Addis Abeba. Parmi les solutions d’éradication de la faim, l’Union Africaine encourage à investir davantage dans les petites exploitations agricoles et les infrastructures agricoles, mais aussi d’accélérer l’implémentation du Programme détaillé de développement de l’Agriculture africaine CAADP.

Le continent africain demeure exposé à diverses crises parmi lesquelles l’insuffisance alimentaire causée par la faible productivité agricole mais également des événements extrêmes de plus en plus fréquents comme les inondations, l’avancée de la sécheresse ou encore les cyclones et les autres conséquences des changements climatiques. Autant de facteurs qui contribuent à l’augmentation du déficit alimentaire de l’Afrique. Selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), l’Afrique subit le fardeau de l’insécurité alimentaire avec environ 278 millions de personnes souffrant de faim chronique.

Les équipes sur le terrain rapportent que des personnes meurent déjà de faim. Plus de 18 millions de personnes en Somalie, en Éthiopie et au Kenya sont déjà au bord de la famine. La moitié d’entre elles sont des enfants et des femmes. Pourtant, la crise peine à attirer l’attention et les fonds sont désespérément nécessaires.

Josefa Sacko, Commissaire à l’agriculture, au développement rural de l’Union Africaine.

L’Union africaine s’est penchée sur la problématique de l’insécurité alimentaire lors de la Conférence de haut niveau sur la sécurité alimentaire et la nutrition, tenue le 10 octobre 2022 au siège de l’organisation à Addis Abeba, en Ethiopie. L’agriculture africaine étant largement basée sur les petites exploitations agricoles familiales, l’une des stratégies que préconise l’institution panafricaine est le renforcement des capacités des petits fermiers. Selon la FAO, chaque augmentation de 10% de la productivité agricole des petits exploitants en Afrique peut faire passer quelque sept millions de personnes au-dessus du seuil de pauvreté fixé à un dollar par jour. Il est donc question d’accroître les moyens investis dans la production agricole mais aussi dans les activités agropastorales.

Il était nécessaire de prendre des mesures immédiates pour faire en sorte que l’Afrique ne souffre pas du manque de 20 millions de tonnes de nourriture en provenance d’Ukraine. Entre l’approbation de 1,5 milliard de dollars en mai et aujourd’hui, la banque a approuvé 25 prêts et subventions individuels à des pays pour un montant de 1,3 milliard de dollars. Cet argent est censé fournir des semences et des engrais à 20 millions d’agriculteurs. 

Martin Fregene , Director, Agriculture and Agro-Industry – African Development Bank Group 

Entre autres stratégies et politiques, l’UA compte accélérer le développement infrastructurel du continent et implémenter le Programme détaillé de développement de l’agriculture africaine (PDDAA), une initiative inscrite dans l’Agenda 2063 et qui vise à aider les pays africains à éliminer la faim et à réduire la pauvreté en augmentant la croissance économique grâce à un développement axé sur l’agriculture.

La déclaration de Maputo nous dit que nous devons investir au moins dix pour cent dans le secteur agricole. Donc, je lance un appel aux ministres ici présents, nous devrions vraiment lutter contre cela en investissant dans ce secteur parce que le choc auquel nous sommes confrontés, nous pouvons en voir les impacts. pour atténuer ces impacts, il faut investir dans ce secteur.

Josefa Sacko, Commissaire à l’agriculture, au développement rural de l’Union africaine.

En Afrique, malgré les énormes richesses naturelles et la main-d’œuvre abondante, quelque 239 millions de personnes souffrent de malnutrition selon la FAO.

Agenda

Bouton retour en haut de la page

CONTACTEZ NOUS

xxxxxxx@yyy.com