Longtemps exporté à l’état brut, le coton béninois, Or Blanc du pays, change de destin. Avec la Zone Industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ), le gouvernement béninois mise sur la transformation locale pour créer de la valeur ajoutée, industrialiser l’économie et offrir des milliers d’emplois aux jeunes.
Au cœur de la stratégie de transformation économique du Bénin, la Zone Industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ) incarne une nouvelle vision du développement : produire, transformer et créer de la valeur localement. Située à une quarantaine de kilomètres de Cotonou la capitale, cette plateforme industrielle moderne, appelée à s’étendre sur 1 640 hectares, marque un tournant décisif dans l’histoire économique du pays.
“Vous êtes permis de par la qualité de vos produits de produire les maillots pour la prochaine coupe du monde nous ne pouvons que vous soutenir”.
Janvier Yahouédéou, Coordonnateur du Collège des ministres Conseillers – Bénin
Longtemps classé parmi les premiers producteurs africains de coton, avec près de 600 000 tonnes lors de la campagne 2023-2024, le Bénin exportait l’essentiel de sa production à l’état brut, limitant ainsi les retombées économiques nationales. La Zone Industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ) rompt avec ce modèle en misant sur la transformation locale du coton, de l’égrenage à la confection de vêtements finis. Au-delà de l’industrialisation, la GDIZ constitue un levier social majeur : plus de 14 000 emplois directs ont été créés en 2025, offrant des perspectives concrètes à une jeunesse majoritaire dans le pays et contribuant à la réduction du chômage et de la précarité.
“Le président de la République nous a demandé d’aller visiter un certain nombre de pays, notamment le Bangladesh, la Malaisie, Singapour etc pour voir comment les choses se passent là-bas. Parce qu’au Bénin ce que nous faisons désormais c’est que nous ne copions pas les autres nous étudiants les différents modèles”.
Létondji Beheton, Directeur général de la Société de Promotion de l’Industrie – Bénin
L’investissement de plus de 1,4 milliard de dollars illustre l’ambition du pays de bâtir un écosystème industriel intégré et durable. En développant les filières cajou, soja et ananas, la GDIZ participe à la diversification de l’économie nationale. À mi-parcours du scrutin présidentiel du 12 avril, il sera crucial pour le nouveau gouvernement de consolider ces acquis et poursuivre les réformes engagées.



