Au Bénin, le gouvernement accélère la mise en œuvre de l’Assurance pour le renforcement du capital humain, plus connue sous l’acronyme ARCH. Après plusieurs années de phase pilote, le programme entre progressivement dans une phase de généralisation, avec un objectif : garantir l’accès aux soins pour les populations les plus vulnérables. Une étape importante dans la stratégie de protection sociale du pays.
Au Bénin, l’Assurance pour le renforcement du capital humain franchit une nouvelle étape. Lancé pour améliorer l’accès aux services sociaux de base, le programme ARCH passe progressivement de la phase pilote à la généralisation de la prise en charge des soins pour les populations les plus démunies. Après plusieurs années de tests sur le terrain dans certaines communes, les autorités béninoises souhaitent désormais étendre le dispositif à l’échelle nationale. L’objectif est de permettre aux personnes vivant dans la précarité d’accéder gratuitement aux soins de santé essentiels.
“Depuis le lancement en 2019 jusqu’aux premières évaluations en 2021 puis en 2022, nous pouvons dire à partir des données gouvernementales, environ 900 000 personnes ont bénéficié de ce programme, essentiellement des personnes vulnérables, des personnes démunies qui, dans les conditions normales, n’auraient pas eu accès aux soins. Et donc, on peut dire que cette phase pilote a permis de transformer en réalité une idée politique de passer du rêve à la réalité, et beaucoup de personnes qui en ont bénéficié en ont témoigné.”
JOSIAS SOHINTO, Président du Conseil d’Administration de l’Association des Cliniques Privées – Bénin
Le programme ARCH repose sur plusieurs volets, notamment l’assurance maladie, la formation, l’accès au crédit et la retraite pour les travailleurs du secteur informel. Mais la couverture santé constitue l’un des piliers les plus attendus par les populations. Selon les autorités, 120 000 ménages ont déjà bénéficié d’une prise en charge gratuite, contribuant à réduire les inégalités dans un pays où plus de 70 % de la population travaille dans le secteur informel.
“L’effet se voit d’autant plus que les personnes qui ont bénéficié, qui ont été interrogées, ont confirmé qu’avant, ils avaient des difficultés à accéder aux soins, mais que grâce à ce programme, grâce à leur carte d’assurance maladie, ils ont pu se rendre dans des centres de santé. Ils ont pu bénéficier des soins. L’effet a permis de noter une certaine réduction de la mortalité et de la morbidité.”
JOSIAS SOHINTO, Président du Conseil d’Administration de l’Association des Cliniques Privées – Bénin
Avec la généralisation progressive de l’ARCH, le gouvernement béninois espère renforcer son système de protection sociale et améliorer les indicateurs de santé publique. Le défi reste désormais d’assurer la viabilité financière du dispositif et la qualité des services offerts aux bénéficiaires. A noter que l’allocation budgétaire aux programmes sociaux est estimée à 0,05 % du PIB selon la Banque mondiale.



