L’Afrique centrale veut se doter d’un espace aérien plus sûr et davantage intégré. Réunis à Brazzaville en huitième session ordinaire, les ministres de l’Agence de supervision de la sécurité aérienne en Afrique centrale, l’ASSA-AC, ont adopté plusieurs réformes destinées à harmoniser les règles de l’aviation civile dans les six pays de la CEMAC.
Réunis durant une journée à Brazzaville, les ministres en charge des transports et de l’aviation civile des États membres de L’Agence de Supervision de la Sécurité Aérienne en Afrique Centrale (ASSA-AC) ont adopté une série de règlements destinés à renforcer la sécurité du transport aérien communautaire. Parmi les principales mesures figurent la révision du Code de l’aviation civile de la CEMAC, les règles communes en matière de sécurité aérienne ainsi que plusieurs textes relatifs à la navigabilité des aéronefs, aux licences du personnel, aux aérodromes et aux services de navigation aérienne.
« Pour la première fois, nous avons procédé à l’amendement de nos règlements notamment le code de l’aviation civile des Etats de la CEMAC, les règles communes en matière de sécurité aérienne dans l’aviation civile au profit des Etats de la CEMAC et les règlements des quatre domaines ci-après: navigabilité des aéronefs, exploitation technique des aéronefs, licences de personnel et puis aérodrome et aide au sol. »
Eugène Apombi, Directeur général de l’ASSA-AC – Congo
Au-delà de cette harmonisation réglementaire, les ministres ont validé le plan stratégique 2026-2028 de l’ASSA-AC, appelé à orienter les actions de l’agence durant les trois prochaines années. Les États membres ont également été invités à poursuivre leurs efforts pour améliorer la supervision de la sécurité aérienne, tandis que le directeur général de l’agence a reçu mandat de réfléchir aux solutions permettant de développer la connectivité aérienne dans la sous-région.
“Pour chercher à améliorer la connectivité dans notre sous région qui est une zone qui dispose déjà de la libre circulation des biens, des personnes et des services, nous avons d’abord pensé nous attaquer à la sécurité aérienne en commençant par la mise en commun de nos systèmes réglementaires. Et, nous nous sommes dits avec une sécurité aérienne améliorée déjà, on va essayer de se battre maintenant pour faire venir les investisseurs parce que nous serions devenus plus attractifs, nous aurons ajouté un levier dans l’attractivité du secteur des transports aériens dans notre sous-région. Vous savez quand vous avez une sécurité aérienne défaillante avec un taux de mise en œuvre des normes et pratiques recommandées de l’OACI faibles, ça veut dire, vous n’attirez pas d’investisseurs.”
Eugène Apombi, Directeur général de l’ASSA-AC – Congo
Pour les responsables de L’Agence de supervision de la sécurité aérienne en Afrique Centrale, le renforcement de la sécurité aérienne constitue désormais un levier pour améliorer la desserte entre les pays de la CEMAC et attirer davantage d’investissements dans le secteur du transport aérien. Les nouveaux règlements adoptés à Brazzaville entreront en vigueur après leur publication officielle, avec pour ambition de rapprocher les standards de l’Afrique centrale des exigences internationales en matière de sécurité aérienne.



