Lomé a accueilli le 3 juillet 2026 la Conférence ministérielle extraordinaire de l’Alliance politique africaine (APA). Autour du thème « L’Afrique face à la crise au Moyen-Orient : impacts, défis et réponses stratégiques », ministres, experts et responsables d’institutions régionales examinent les conséquences d’une crise dont les effets se répercutent sur l’économie mondiale, les échanges commerciaux et la sécurité internationale. L’objectif est de dégager une approche africaine concertée face aux nouvelles réalités géopolitiques.
Réunis dans la capitale togolaise, le 03 juillet 2026, ministres et experts africains ont analysé les répercussions de la crise au Moyen-Orient sur le continent. Lancée par le Togo en 2023, l’Alliance politique africaine s’est progressivement imposée comme un cadre de concertation destiné à harmoniser les positions africaines sur les grandes questions internationales. Les travaux portent notamment sur les défis économiques, énergétiques et sécuritaires auxquels les États africains sont confrontés.
“En accueillant cette conférence à Lomé. Notre objectif n’est pas seulement de commenter la crise. Il est de contribuer à une réponse africaine plus structurée, une réponse de lucidité parce que nous devons mesurer les risques tels qu’ils sont, une réponse de résilience parce que nous devons réduire nos vulnérabilités, une réponse de souveraineté, parce que nous devons défendre nos intérêts propres, une réponse de responsabilité, parce que l’Afrique doit contribuer à la désescalade, au dialogue et à la paix.”
FAURE ESSOZIMNA GNASSINGBÉ, Président du Conseil – Togo
Les discussions interviennent dans un contexte marqué par de fortes tensions sur les routes stratégiques du commerce mondial. Plus de 20% du pétrole mondial transite par le détroit d’Ormuz, tandis que près de 90% des échanges commerciaux internationaux s’effectuent par voie maritime. Toute perturbation prolongée peut affecter les prix de l’énergie, les coûts du transport et les importations africaines. Les experts appellent ainsi à renforcer la résilience économique et sécuritaire du continent.
“J’ai commencé avec une conviction et je conclus avec cette même conviction d’où aucune crise externe de définir l’avenir de l’Afrique. C’est seulement l’Afrique qui peut définir son propre avenir et prospère. Et si nous sommes ensemble avec les mêmes objectifs, le fait de parler d’une seule voix avec détermination partagée, l’Afrique va devoir aider à façonner cet avenir. Avec ces mots, je souhaite plein succès à vos délibérations.”
JULIUS MAADA BIO, Président de la République et président en exercice de la CEDEAO – Sierra Leone
Avec plus de 1,5 milliard d’habitants, l’Afrique représente près de 19 % de la population mondiale. Face aux répercussions de la crise, les États africains plaident pour une coordination diplomatique accrue afin de défendre leurs intérêts communs en matière de paix, de sécurité et de développement. Les échanges de Lomé ont réuni également des représentants du Moyen-Orient autour des questions de stabilité régionale et de coopération internationale. Les travaux débouchent sur une déclaration finale définissant les priorités communes des États participants.



