À la jonction de la mer Rouge et de l’océan Indien, Djibouti occupe une position géographique hautement stratégique. Séparé du Yémen par 25 kilomètres, le détroit de Bab el-Mandeb voit passer jusqu’à 15 % du commerce mondial et 10 % du pétrole maritime. Ce corridor vital reliant l’Asie à l’Europe fait face à de vives tensions depuis la prise de contrôle du secteur par les rebelles houthis au Yémen. Toute perturbation dans cette artère névralgique menace d’entraîner une hausse des coûts du fret et d’ébranler l’économie globale. Face à ce risque d’instabilité, les autorités djiboutiennes réaffirment leur souveraineté et maintiennent une vigilance accrue sur les mouvements maritimes. Entre sécurité nationale et enjeux globaux, le pays s’efforce de garantir la liberté de navigation dans une zone sous haute tension.
Située à la jonction entre la mer Rouge et l’océan Indien, la République de Djibouti occupe une position stratégique majeure. Séparé du Yémen par seulement 25 kilomètres, le détroit de Bab el-Mandeb voit transiter jusqu’à 15 % du commerce international et 10 % du pétrole maritime. Selon la Coface, toute instabilité dans ce passage névralgique fait s’envoler les coûts du fret et perturbe l’économie mondiale. Face aux tensions régionales, les autorités djiboutiennes surveillent étroitement ce couloir clé pour préserver la sécurité de la navigation. Djibouti entend ainsi réaffirmer pleinement sa souveraineté géographique et son rôle de verrou sécuritaire.
La guerre qui a commencé entre au Proche-Orient, nous avons eu plus ou moins la fermeture du détroit de golf d’Ormuz et maintenant il n’y a pas encore la fermeture du détroit de Bab-el-mandeb, parce que nous sommes nous aussi pays riverains De trois, c’est pas comme on le on le dit dans les journaux, le trois, les deux pays riverains, c’est le Yémen et la République de Djibouti. Il n’y a pas un troisième pays.
Abdoulkader Kamil Mohamed , Premier ministre
Si le climat régional suscite des inquiétudes quant à la fluidité du trafic, l’exécutif djiboutien assure maintenir une vigilance constante sur les mouvements maritimes et sur la situation prévalant de l’autre côté du détroit.
Donc euh, nous sommes effectivement, euh, sur les en train de de voir ce qui va se passer de l’autre côté. Pour le moment, il y a des des faits rassurants en disant que il y a beaucoup de bateaux qui passent au détroit de Bab-el-mandeb, mais nous, nous veillons à ce que effectivement, euh, ces deux trois soit le passage international et nous allons assurer pour que ce passage soit sécurisé au maximum.
Abdoulkader Kamil Mohamed , Premier ministre
Depuis la prise de contrôle du détroit de Bab el-Mandeb par les rebelles houthis au Yémen le 11 septembre 2026, le trafic commercial entre l’Asie et l’Europe est directement menacé. Ce passage clé vers le canal de Suez fait désormais l’objet d’un blocus ciblant l’Arabie saoudite. Située à l’entrée de la mer Rouge, la République de Djibouti se retrouve en première ligne face à cette crise géopolitique. Les autorités djiboutiennes réaffirment leur engagement à sécuriser ce couloir stratégique et à garantir la liberté de navigation internationale.



