À l’approche de la fin du mandat d’António Guterres en 2026, la succession à la tête des Nations unies s’installe déjà au cœur des discussions diplomatiques internationales. Le processus, entièrement encadré par le Conseil de sécurité des Nations unies, repose sur des négociations discrètes entre ses 15 membres. Dans ce contexte, plusieurs candidatures commencent à émerger, ouvrant une compétition encore largement incertaine.
La succession d’António Guterres à la tête des Nations unies, dont le mandat expire le 31 décembre 2026, s’ouvre progressivement sur fond de négociations diplomatiques au sein du Conseil de sécurité des Nations unies. Le processus, hautement politique, repose sur des consultations à huis clos entre 2025 et 2026, où les 15 membres du Conseil, dont les cinq permanents dotés d’un droit de veto, devront s’accorder sur un nom avant transmission à l’Assemblée générale.
Ce n’est pas une élection. Ce qui va se passer, c’est que les 15 pays, dont la Chine, les États-Unis entre autres, vont se réunir pour décider ensemble de la personne qu’ils choisiront. De notre côté, nous n’avons aucun problème avec la Chine. Lorsque la Chine a organisé un événement, le FOCAC, tout s’est déroulé dans de très bonnes conditions. Ce que nous devons expliquer aux Sénégalais, c’est que le vote ne nous revient pas.
Yoro DIA, Politologue – Sénégal
Plusieurs candidatures commencent déjà à émerger. Parmi les profils régulièrement évoqués figure l’ancienne présidente du Chili (2006-2010, 2014-2018) Michelle Bachelet, la diplomate argentine Virginia Gamba est également citée pour son expertise dans les questions de désarmement et de sécurité internationale. Plus récemment, l’ancien président sénégalais Macky Sall (2012-2024) aurait vu sa candidature transmise aux Nations unies, entrant ainsi dans une compétition encore ouverte.
“Je me sens très honorée d’être candidate pour le poste de Secrétaire Générale à l’Onu, non seulement du Chili, mais aussi du Brésil et du Mexique. Je remercie le soutien de cette candidature d’État et j’assume la très grande responsabilité qu’elle signifie”.
Michelle Bachelet, Ancienne présidente – Chili
Pour l’instant, aucun candidat ne s’impose clairement dans la course. L’issue dépendra surtout d’un compromis entre les grandes puissances membres permanents du Conseil. Pour être retenu, un candidat doit obtenir au moins 9 voix favorables sur quinze, sans faire l’objet d’un veto d’un membre permanent. Le choix du prochain Secrétaire général devrait ainsi se dessiner à l’automne 2026, au terme de négociations diplomatiques menées à huis clos entre États membres.



