Le lancement officiel des travaux de la feuille de route de l’An II de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES) a débuté le mardi 24 février 2026 à Ouagadougou. Prévus sur deux jours, ces travaux visent à finaliser un document stratégique pour la défense, la diplomatie et le développement, qui sera ensuite soumis aux ministres pour validation.
C’est une étape cruciale pour l’avenir du Sahel qui se joue depuis ce mardi 24 février 2026 à Ouagadougou. Alors que la Confédération des États du Sahel (AES) s’apprête à célébrer son deuxième anniversaire, les hauts fonctionnaires du Burkina Faso, du Mali et du Niger sont réunis pour dessiner les contours de l’an 2 de leur intégration.
Cette rencontre revêt donc une importance capitale. Elle nous offre l’opportunité d’examiner, d’enrichir et de valider un document de haute tenue élaboré par nos frères du Burkina Faso, dont je salue le mérite et l’engagement. Ce texte, véritable boussole commune, guidera nos pas vers un consensus ferme, éclairé et porteur d’avenir pour notre Confédération. À l’issue de nos travaux, il est attendu une feuille de route reflétant une vision politique partagée et stratégiquement cohérente. Des actions prioritaires clarifiées, hiérarchisées et validées. La consolidation des acquis de l’an 1, un instrument consensuel prêt à être mis en œuvre pour l’an 2.
Bayard Mariama GAMATIE, Cheffe de la délégation du Niger – Niger
Après une première année marquée par la consolidation de la défense, l’an 2 se veut celui de l’opérationnalisation concrète. Parmi les dossiers brûlants examinés, le renforcement de la Banque confédérale d’investissement et les projets d’infrastructures communes pour briser l’enclavement des populations. L’objectif de cette concertation de 48 heures est clair, peaufiner la feuille de route stratégique qui sera soumise aux ministres de la Confédération. Sécurité, diplomatie et surtout développement économique sont au menu. Sous l’égide de Bassolma Bazié, président de la Commission nationale AES pour le Burkina, les experts travaillent à harmoniser les priorités des trois nations.
“Le conducteur qui est au volant est le camarade capitaine Ibrahim Traoré, il est nécessaire que tout ce qu’il a mandaté autour de lui est en lien avec la feuille de route qui est la direction confédérale, qui est le tableau de bord confédéral. Il est nécessaire qu’on se retrouve pour apprécier le contenu et voir quels types d’éléments qu’on peut mettre ensemble en termes de projets de feuilles de route à transmettre d’abord à l’équipe ministérielle confédérale qui pourra l’apprécier et transmettre à leur tour à ses excellences pour l’adoption définitive.”
Bassolma Bazié, Président de la Commission nationale AES pour le Burkina – Burkina Faso
Les conclusions de ces travaux seront transmises aux ministres chargés des trois piliers. Une étape de plus vers une intégration sahélienne que les autorités de transition veulent irréversible.



