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Décryptage : Akshay CHOPRA, Responsable de l’innovation et du design, VISA Inde

Dans ce nouveau numéro du programme décryptage, nous recevons Akshay CHOPRA, Responsable de l’innovation et du design, VISA Inde. Il nous fera visiter le nouveau centre d’innovation visa qui a été ouvert à Nairobi pour permettre aux jeunes innovateurs africains de créer des solutions relatives aux paiements et du commerce du futur en Afrique.

1- Monsieur Akshay Chopra, pouvez-vous nous faire le tour de votre centre d’innovation d’Afrique subsaharienne, qui a été inauguré ici à Nairobi et nous expliquer de quoi il s’agit?

Avec plaisir. Vous savez, ce centre fait partie d’un réseau global des centres d’innovation VISA. Il y en a 12 dans le monde et ils sont opérationnels depuis 2014 et nous avons continué à investir dans ce genre de centre car on s’est rendu compte de leur impact palpable sur le marché de l’innovation et nous allons continuer à investir dans ces centres. Notre objectif est de construire des expériences du futur pour nos clients. Le futur du commerce électronique qui est plus transparent, plus sûr et plus inclusif.

2- Quelles sont les parties qui font ce centre d’innovation? Faites-nous une visite guidée, s’il vous plaît!

Alors, ici au centre d’innovation, nous avons un certain nombre de principes. Tout d’abord, on pense que VISA est plus qu’une carte électronique mais un ensemble d’éléments de base, des capacités individuelles qui nous permettent d’imaginer et de mettre en place des innovations et des expériences de paiement du futur. Alors, une fois combinées, toutes ces capacités, nous sommes capables de proposer de nouvelles idées novatrices. Et pour y arriver, nous avons choisi de croire au pouvoir de la co-création, notamment pour un business qui se sert du réseautage, nous comprenons que la seule manière de réussir est de travailler avec tout le monde dans l’écosystème de paiement. Donc, ici au centre d’innovation nous avons du talent, des outils et de la technologie nécessaires et un espace construit pour cet objectif; ce qui nous aide à co-créer les produits du futur. Si tu regardes autour de toi, tu verras une série des zones d’expériences qui nous aident à montrer des solutions possibles en termes de paiement. Ces zones nous aident aussi à expérimenter tous les prototypes in situ. Elles nous permettent de tester nos innovations dans un environnement réel. Nous avons également des zones de collaboration, ce qui comporte les meilleures technologies du télétravail, des collaborations entre les pays et des gens qui travaillent à distance. Cela montre que nous pouvons utiliser tous ces outils pour bâtir ces mêmes expériences ensemble avec nos collaborateurs.

3- Quelle est votre zone d’expérience la plus préférée dans ce centre?

Je dirais que la zone qui montre le futur du magasin est la plus impressionnante pour moi car ici on essaie d’imaginer à quoi ressemblera le magasin du futur. Certains disent qu’avec l’utilisation des nouvelles technologies dans le commerce, les magasins physiques vont disparaître mais c’est faux. Moi je pense que le futur du commerce sera une fusion entre le physique et le digital pour créer une nouvelle expérience améliorée. Tu pourras par exemple être à la maison et être capable d’essayer des lunettes de soleil ou des chaussures en utilisant la réalité virtuelle. Est-ce physique ou digital? Tu pourras être dans un magasin physique et être capable d’acheter  un NFT dans n’importe quelle galerie. Ici encore une fois, il est difficile de distinguer où se termine l’aspect physique et où commence le digital. Et c’est là que se fusionne le physique et le digital pour mieux servir le client. Et ça, ça m’impressionne beaucoup.

4- Durant son discours de lancement de ce centre d’innovation, le gouverneur de la banque centrale du Kenya a parlé des innovations qui doivent mettre l’expérience humaine au centre des solutions proposées. Est-ce quelque chose qui vous parle ici au centre?

A 100%. Alors, l’un des meilleurs changements de mentalité que VISA essaie de transmettre, c’est de se demander quel est le point de départ de l’innovation. Ce n’est pas la technologie, ce n’est pas aussi le produit, ce n’est pas non plus la stratégie mais c’est en toute honnêteté ce que le client désire ou ce dont il a vraiment besoin. Il faut se demander quels sont ses besoins et ses aspirations pour qu’on se mette à travailler dessus. Donc, avant que mon équipe ne commence à travailler sur une solution quelconque, la première chose dont on tient en compte, c’est l’émotion du client. On lui parle pour savoir ses besoins avant de commencer à imaginer le produit. Et une fois que nous avons le prototype en main, on retourne chez le client pour savoir ce qu’il en pense. Donc, la conception centrée sur le client est au cœur de ce que nous faisons et mon équipe est très expérimentée sur ce sujet.

5- Selon vous, quel va-t-être l’impact de ce centre d’innovation sur l’industrie de l’innovation en Afrique?

Ma conviction la plus ferme est que les innovations du futur ne seront pas mises au point par une seule société ou entreprise. Il faudra que tout l’écosystème se mette à travailler ensemble. La raison pour laquelle nous avons mis en place ce centre n’est pas pour que VISA se mette à inventer toutes les solutions mais nous voulons travailler avec nos partenaires; que ce soit les gouvernements, les entreprises engagées dans la fintech, les banques centrales, les commerçants pour imaginer le futur ensemble. Et donc, je pense que si nous faisons ce que nous devons faire correctement, cela sera un hub important pour les solutions du commerce du futur en Afrique. Nous allons construire des solutions pour le peuple et par le peuple et cela m’intrigue énormément.

6- Il y a une partie de ce centre qui parle de la crypto-monnaie et de la métaverse ou l’univers virtuel. Pourquoi les africains devraient commencer à s’y intéresser?

Tout d’abord, il faut clarifier une chose: les africains sont déjà sur le coup en ce qui concerne la crypto-monnaie. Si tu regardes par exemple sur la liste des marchés qui adoptent le plus la crypto-monnaie, la plupart viennent d’Afrique. Donc, plusieurs africains en sont déjà des clients. Et puis quand on parle aux banques centrales, beaucoup d’entre elles ont déjà commencé à expérimenter ou à penser à la validation de cette monnaie ou à lancer des branches en charge des monnaies digitales. Je pense que tôt ou tard, en tant que professionnels ou particuliers, nous devons nous éduquer au sujet des monnaies virtuelles plus spécifiquement quand il s’agit des monnaies virtuelles des banques centrales et comment toute cette industrie fonctionne. Pour VISA, je pense que la crypto-monnaie est quelque chose à laquelle nous avons bien répondu dans mon opinion car nous avons conclu des accords avec plus de 65 bourses de crypto-monnaies dans le monde. Et cela va leur permettre de délivrer des cartes VISA et donc si tu prends toutes les bourses de crypto-monnaie les plus connues, elles offrent toutes des cartes VISA. Et ce que cela veut dire est qu’ avec n’importe quelle crypto-monnaie dont tu disposes, tu peux avoir accès à plus de 70 millions points de vente dans le monde qui utilisent le mode de paiement VISA. Donc, notre rôle est d’être une sorte de relais entre le monde de la crypto-monnaie et le monde réel de plus de 70 millions de commerçants et les institutions financières autour du monde.

7- Vous avez mentionné que VISA est plus qu’une carte, pouvez-vous nous en dire plus sur ce point?

Beaucoup de gens pensent de VISA en tant que carte et ils n’ont pas tort car ils l’ont dans leurs poches depuis des lustres mais ce qui est plus surprenant c’est que ce n’est même pas VISA qui délivre ces cartes. Nous, nous sommes seulement un réseau de système de paiement qui connecte des dizaines de milliers d’institutions financières et des utilisateurs et des commerçants. Donc, nous sommes au centre de l’écosystème pour permettre à toutes ces opérations d’avoir lieu d’une façon transparente, sûre et plus rapide. Et quand il s’agit d’innovation, nous sommes vraiment plus qu’une carte. Nous avons un nombre important d’interfaces de programmation qui permettent à tous nos partenaires de faire toute sorte d’opérations comme le contrôle des risques pour fortifier leur système de gestion des risques, être capable de payer des fidélités, des bonus ou encore être en mesure de numériser les informations d’identification, l’internet des objets, les crypto-monnaies, etc. Nous avons actuellement tout ce mur qui représente les capacités individuelles de VISA, des interfaces de programmation, des ensembles des données que nous pouvons présenter à nos clients et faire du commerce du futur une réalité.

8- Comment est-ce que la chaîne Africa 24 peut accompagner cette révolution que vous avez lancée?

C’est une très bonne question et merci de la poser. En tant que société des médias, la première chose que nous aimerions de vous est de répandre la nouvelle selon laquelle VISA a ouvert ce centre d’innovation pour l’Afrique Subsaharienne avec pour seul objectif de collaborer avec nos partenaires et de bâtir le futur ensemble. Ainsi, les entreprises de la fintech, les gouvernements, les banques et les commerçants se disent que c’est ici que je veux aller bâtir avec VISA le futur que j’envisage depuis un moment. En faisant ainsi, nous serons tous capables de bâtir ensemble le futur du commerce dans la région.

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