Dans la région de Dioïla, au cœur du Mali, la pêche et la pisciculture représentent bien plus qu’une simple activité économique : elles nourrissent des milliers de familles et façonnent le quotidien des communautés rurales. Avec une production annuelle d’environ 13 000 tonnes et des initiatives de modernisation en cours, cette filière s’impose comme un levier stratégique pour la sécurité alimentaire et le développement local.
Dans la région de Dioïla, située au carrefour des six cercles de Koulikoro, la filière pêche et pisciculture constitue un pilier économique pour les zones rurales. Riche en plans d’eau naturels et artificiels, cette région voit sa production annuelle avoisiner 13 000 tonnes, un volume qui pourrait continuer de croître grâce à l’appui de l’État malien et de ses partenaires au développement. L’activité représente une source essentielle de revenus et de protéines pour de nombreuses familles locales.
‘’ La pêche est capitale dans la région, à travers les six cercles avec le nouveau découpage. La quantité de production de poissons a dépassé les prévisions régionales au niveau de la pêche et même de la pisciculture. L’année 2025, on était à 13 000 quelques tonnes, toute production confondue.‘’
Amara Sacko, Directeur régional de la pêche de Dioïla – Mali
La pêche artisanale reste le principal mode d’exploitation dans la région. Selon les dernières données nationales, le Mali se classe parmi les premiers producteurs africains de poissons d’eau douce, avec une production annuelle estimée entre 80 000 et 100 000 tonnes. Cette activité génère des revenus et des emplois pour les communautés riveraines du fleuve Niger et des lacs intérieurs, où des milliers de pêcheurs artisanaux exercent. La pisciculture commence également à se développer comme un levier stratégique pour répondre à la demande croissante en poissons frais, notamment dans les zones où les captures stagnent en raison des variations hydroclimatiques.
‘’ Chaque année, l’État fait un appui à travers le commissariat à la sécurité alimentaire, un appui en entrant, c’est-à-dire aliments importés et aliments locaux. Aujourd’hui, la région a connu une grande difficulté majeure par rapport à l’exploitation des produits halieutiques liés à l’exploitation anarchique, d’abord dans le fleuve, c’est-à-dire l’orpaillage et les draques, surtout, qui est un facteur polluant, c’est-à-dire qui dénature la qualité de l’eau, ce qui amène au moins une survie désagréable par rapport aux espèces aquatiques. ‘’
Amara Sacko, Directeur régional de la pêche de Dioïla – Mali
L’exploitation anarchique et la pollution des cours d’eau réduisent la survie des espèces aquatiques à Dioïla. Le développement de bassins piscicoles, l’accès à des alevins de qualité et la formation des producteurs sont mis en œuvre. Avec l’appui des politiques publiques et des partenaires techniques, la filière vise à améliorer la production, renforcer la sécurité alimentaire et créer des emplois locaux. Ces actions contribuent également à la préservation des ressources naturelles et à la durabilité de la pêche dans la région.



