Au Maroc, face à la flambée des prix de l’énergie liée aux tensions au Moyen-Orient, le gouvernement passe à l’offensive. Gaz butane, électricité, transport : plusieurs mesures d’urgence ont été renforcées pour contenir l’impact sur le pouvoir d’achat. Des efforts budgétaires conséquents détaillés par le ministre chargé du budget, Fouzi Lekjaa avec une estimation mensuelle à 164, 8 millions de dollars. Les précisions dans ce sujet.
Au Maroc, le gouvernement muscle sa riposte face à la flambée des prix de l’énergie, conséquence directe des tensions liées à la guerre au Moyen-Orient. Réuni en conseil le 02 avril 2026, l’exécutif a détaillé un ensemble de mesures destinées à préserver le pouvoir d’achat des ménages et soutenir les secteurs les plus exposés. En première ligne, le gaz butane. Selon le ministre chargé du budget, Faouzi Lekjaa, l’État augmente significativement sa subvention pour maintenir les prix à un niveau stable.
“Aujourd’hui, afin de maintenir le prix, l’État prend en charge 78 dirhams pour chaque bouteille de gaz de 12 kg, contre 30 dirhams auparavant. Les prix ont naturellement augmenté à des degrés divers.”
FAOUZI LEKJAA, Ministre en charge du budget – Maroc
Désormais, 78 dirhams sont pris en charge par bouteille, contre 30 dirhams avant la crise, soit un effort mensuel estimé à 60 millions de dollars. Même logique pour l’électricité. Qu’elle soit destinée aux ménages ou aux industriels, les factures restent contenues grâce à une enveloppe supplémentaire de 40 millions de dollars injectée chaque mois par l’État. Le secteur du transport routier bénéficie lui aussi d’un soutien ciblé. Les professionnels profitent d’une aide de 3 dirhams par litre de carburant consommé, une mesure exceptionnelle reconduite jusqu’au 15 avril 2026, pour un coût mensuel de 64,8 millions de dollars.
“Le gouvernement a décidé que les tarifs de l’électricité destinés à la consommation des ménages, ainsi qu’à d’autres usages, resteront inchangés et ne feront l’objet d’aucune modification. Le coût mensuel de cette aide s’élève à 400 millions de dirhams.”
FAOUZI LEKJAA, Ministre en charge du budget – Maroc
Pour les autres secteurs impactés, les autorités assurent que des ajustements sont à l’étude afin d’apporter des réponses adaptées. Face à la pression énergétique mondiale, le Maroc choisit donc de maintenir un cap social, au prix d’un effort budgétaire conséquent.



