Le Burkina Faso consolide sa position de principal partenaire commercial africain du Togo, avec une intensification des échanges en 2025. Pour renforcer ce corridor stratégique Lomé-Ouagadougou, les ministres des deux pays se sont réunis le 3 avril 2026. Ils ont discuté des défis persistants comme les coûts de surestaries, la lenteur des procédures portuaires et douanières, le manque d’infrastructures et les ajustements administratifs post-réorganisation douanière au Burkina Faso.
Le Burkina Faso et le Togo ont réaffirmé leur engagement à améliorer la circulation des marchandises sur le corridor Lomé-Ouagadougou lors d’une réunion ministérielle tenue le 3 avril 2026. Les ministres des Transports, de la Sécurité et de l’Administration territoriale des deux pays ont abordé les défis persistants tels que les coûts de surestaries, la lenteur des procédures portuaires et douanières, le manque d’infrastructures et la nécessité d’ajustements administratifs suite à la réorganisation douanière au Burkina Faso.
“Le commerce transfrontalier est vital pour les économies de la CEDEAO et sur le corridor Lomé-Ouaga, vous savez, le port de Lomé vit de cet axe-là, et donc c’est très pertinent ce que les ministres, les deux pays sont en train de faire pour éviter que les tracasseries routières et les barrières non tarifaires au niveau notamment des frontières puissent entraver ce commerce-là.”
Kwami Ossadzifo WONYRA, Économiste / Togo
Le Burkina Faso demeure le premier marché d’exportation du Togo en Afrique, avec des échanges atteignant 301 301 tonnes, soit 40 milliards de FCFA, au premier trimestre 2025. Ce volume marque une hausse de 22,5 % par rapport à la même période en 2024, traduisant le dynamisme des relations commerciales bilatérales. Le Burkina exporte or, coton et produits agricoles, tandis que le Togo fournit biens de consommation, matériaux de construction, produits pétroliers et équipements.
Il s’agit d’agir sur les infrastructures, d’abord les infrastructures routières, ensuite au poste de frontières, arriver quand même à mettre en place des mesures commerciales simplifiées visant à favoriser ces personnes-là qui sont au quotidien dans ce commerce-là, en leur réduisant les formalités, ou bien en leur simplifiant les formalités douanières, les formalités de police et d’immigration, pour que ce commerce-là fleurisse.
Kwami Ossadzifo WONYRA, Économiste / Togo
Au terme de la visite, le ministre burkinabè d’État, de l’Administration territoriale et de la Mobilité, Émile Zerbo, a tenu à saluer les progrès remarquables réalisés par le Togo dans la modernisation de ses infrastructures portuaires et industrielles. Il a par ailleurs réaffirmé la volonté du Burkina Faso d’intensifier la collaboration avec les autorités togolaises. L’objectif est d’assurer aux opérateurs économiques un transit plus fluide, plus sûr et plus compétitif.



