Au Ghana, le gouvernement dresse le bilan du programme national d’amnistie sur les armes à feu, clôturé le 30 janvier 2026. Présenté le 23 juin 2026 à Accra, ce bilan fait état de 4 038 armes non enregistrées remises ou déclarées volontairement. Les autorités annoncent désormais une application renforcée de la loi afin de lutter contre la circulation des armes illégales et de renforcer la sécurité publique.
Clôturée le 30 janvier 2026, le programme national d’amnistie sur les armes à feu a permis aux détenteurs d’armes non enregistrées de les remettre ou de les déclarer sans poursuites. Présenté le 23 juin 2026 à Accra au Ghana, le bilan officiel recense 4 038 armes récupérées, marquant la fin de la phase volontaire et le début d’un contrôle renforcé.
La conclusion du programme d’amnistie sur les armes à feu ne marque pas une fin, mais une transition entre la conformité volontaire et l’application pleine et rigoureuse de la loi. L’amnistie constituait une période exceptionnelle accordant aux détenteurs d’armes la possibilité de se mettre en règle. Cette période est désormais terminée.
Muntaka Mohammed-Mubarak, Ministre de l’Intérieur – Ghana
Les autorités rappellent que la circulation d’armes illégales demeure un enjeu majeur de sécurité, alimentant parfois les violences communautaires, les conflits fonciers, le banditisme et les affrontements liés aux périodes électorales. Les armes déclarées feront l’objet de contrôles d’antécédents, tandis que leurs détenteurs devront suivre une formation et satisfaire à des critères stricts avant toute éventuelle délivrance d’un permis.
Les armes remises feront l’objet d’une vérification des antécédents. Le fait de les avoir volontairement restituées signifie que leurs détenteurs ne seront pas arrêtés. Certaines personnes souhaitent toutefois les conserver, mais elles devront se conformer à nos procédures. Nous procéderons à un contrôle des antécédents, elles devront suivre une formation afin de démontrer qu’elles sont aptes à manipuler une arme à feu et satisfaire à des critères de qualification stricts. L’enregistrement ne sera donc pas automatique.
Muntaka Mohammed-Mubarak, Ministre de l’Intérieur – Ghana
Le programme d’amnistie a été instauré face à la prolifération des armes illégales au Ghana. Sur les 2,3 millions d’armes à feu détenues par des civils, environ 1,1 million ne sont pas enregistrées, soit près de la moitié du parc national. Entre avril et juin 2025, 54 incidents armés ont été signalés dans 11 des 16 régions du pays, poussant les autorités à offrir une période de régularisation volontaire avant de renforcer l’application stricte de la loi.



