La République du Congo accueille les Assemblées annuelles 2026 de la Banque africaine de développement du 25 au 29 mai 2026 sous le thème : « Mobiliser des ressources à grande échelle pour le financement du développement de l’Afrique dans un monde fragmenté ». Pour le Congo, c’est autant une tribune qu’une opportunité pour réaliser sa vision de développement. Le pays accueille ces Assemblées pour la deuxième fois depuis la création de l’institution en 1964, après une première édition en 1984.
Du 25 au 29 mai 2026, le Centre international de conférences de Kintélé accueille les 61èmes Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (BAD). Plus de 3 000 participants sont attendus : chefs d’État, ministres des Finances, gouverneurs de banques centrales des 81 pays membres et représentants du secteur privé. Pour le Congo-Brazzaville, la portée de l’événement dépasse largement le protocole. Cheville ouvrière de l’organisation de cet événement, le ministre de l’Economie, du Plan, de la Statistique et de la Prospective Ludovic Ngatsé estime que ces assemblées de la BAD revêtent un enjeu économique pour le Congo.
“Nous nous battons nous-mêmes ici, à notre petite mesure au niveau de la CEMAC, à bâtir la même architecture financière qui permette de mieux mobiliser l’épargne pour mieux mobiliser les financements. Comme vous le savez, l’Afrique centrale a mis en place depuis aujourd’hui huit ans un nouveau marché financier qui est certes assez balbutiement, mais qui commence à apporter ses fruits dans le financement des économies de l’Afrique centrale. Cela va aller à grande échelle avec ce que nous propose la Banque africaine de développement, à savoir la nouvelle architecture financière africaine qui doit permettre de mieux mobiliser toutes les épargnes et tous les moyens financiers pour combler le gap de financement de l’Afrique.”
Ludovic Ngatsen, Ministre de l’Économie, du Plan, de la Statistique et de la Prospective – Congo
Les Assemblées annuelles 2026 de la BAD, placées sous le thème « Mobiliser des ressources à grande échelle dans un monde fragmenté », s’articuleront autour d’un besoin estimé à 1 300 milliards de dollars pour atteindre les Objectifs de développement durable du continent. Pour le Congo, c’est autant une tribune qu’une opportunité pour réaliser sa vision de développement. Le pays accueille ces Assemblées pour la deuxième fois depuis la création de l’institution en 1964, après une première édition en 1984. Un retour sur la scène financière continentale après plus de quatre décennies. Le pays se présente à ce rendez-vous dans une situation budgétaire sous surveillance avec une dette publique excédant 90% du PIB et des hydrocarbures représentant 90% des recettes d’exportation. une trajectoire en amélioration mais encore fragile.
“C’est bien ça qui est en jeu et le Congo prendra toute sa part dans cette architecture financière, nouvelle architecture financière africaine. Le pays se porte mieux, nous lançons un nouveau plan national de développement, une nouvelle stratégie de développement appelée Congo 2063 qui les deux vont nécessiter beaucoup d’investissements. Et nous offrons nous-mêmes des possibilités pour les investisseurs de venir nous accompagner pour mettre ensemble et développer son potentiel. C’est pour cela que, bien sûr, il y a la reconnaissance de notre pays en tant qu’un grand membre de la communauté financière internationale, mais surtout une destination rêvée de tout investisseur qui veut multiplier son potentiel et développer ses affaires. C’est ça que le Congo attend de ses assemblées annuelles.”
Ludovic Ngatsen, Ministre de l’Économie, du Plan, de la Statistique et de la Prospective – Congo
Les Assemblées annuelles 2026 de la Banque africaine de développement à Brazzaville s’annoncent comme un événement majeur pour l’institution et son nouveau président, Sidi Ould Tah. Face à un environnement mondial fragmenté et à la diminution des ressources financières, la BAD met l’accent sur la mobilisation massive des ressources africaines. Dans ce contexte, le thème choisi est d’une importance capitale, car le continent fait face à un besoin de financement considérable : le déficit se situe entre 184 et 221 milliards de dollars pour les infrastructures, auxquels s’ajoutent environ 400 milliards de dollars par an pour accélérer sa transformation structurelle.



