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Madagascar : de nouveaux modèles agro-pastoraux pour réduire les effets de la crise alimentaire

Madagascar a pour ambition de se servir des modèles camerounais et sénégalais pour contrer l’aggravation de la crise alimentaire qui se dessine sur la grande île.  En effet, plus de 70% des ménages malgaches manquent de nourriture à un moment donné de l’année. De plus, Madagascar est très exposé aux aléas climatiques. Au cours des 35 dernières années, plus d’une cinquantaine de catastrophes naturelles ont frappé la grande île, et les cyclones, la sécheresse, les inondations et les invasions acridiennes ont affecté la vie de plus de la moitié de la population. Ces catastrophes naturelles ont entraîné dans leur sillage des épidémies dont celle du paludisme et une pénurie alimentaire.

Madagascar veut s’inspirer des modèles camerounais et sénégalais en matière de gestion des filières agropastorales pour trouver la solution à la crise alimentaire qui menace le pays depuis quelques années. Dans un contexte dominé par la baisse de la production due notamment aux changements climatiques, le pays compte tirer profit de sa participation à l’atelier international sur le conseil agropastoral à Yaoundé au Cameroun du 26 au 29 septembre 2022, pour améliorer la capacité de production de petits fermiers à l’effet de les sortir de la pauvreté. Selon les Nations Unies, Madagascar est le premier pays confronté à une détresse alimentaire liée au réchauffement climatique, plus de 70% des ménages malgaches manquent de nourriture à un moment donné de l’année.

Le manque de conseils aux exploitations constitue un véritable facteur de pauvreté et pour faire sortir les paysans de cette pauvreté, il faut qu’il y ait des actions fortes sur le développement du conseil agricole. Nous sommes venus voir comment le Cameroun et le Sénégal s’y prennent pour avoir des résultats concrets en termes de conseil agricole. 

Andriamanalina R. Fenomanantsoa, Directeur général de l’agriculture au ministère de l’agriculture et de l’élevage

Il est question pour Madagascar à travers sa participation à cet atelier via Fifata et Cap Malagasy, des organismes locales en charge de l’amélioration de la compétitivité d’environ 30.000 exploitations familiales agropastorales, de confronter leur compréhension du conseil agropastoral à celle du Cameroun et du Sénégal, tout en partageant leur expérience afin d’améliorer la résilience malgache face à la crise alimentaire. Selon le Programme alimentaire mondial, plus de 500 000 enfants de moins de cinq ans dans le Grand Sud de Madagascar vont probablement souffrir de malnutrition aiguë courant 2022. Parmi eux, plus de 110 000 souffrent de malnutrition aiguë sévère et ont besoin d’une action urgente.

Chaque année on est frappée par des cyclones, des évènements climatiques extrêmes; cette année la choc a été très fort, nous obligeant à trouver des moyens qui permettent vraiment aux pays d’être résilients par rapport à la question des changements climatiques, de développer des services, et augmenter aussi les fonds qui permettent aux pays d’aider chaque ménage à avoir une capacité d’absorption et de résilience.

Andriamanalina R. Fenomanantsoa, Directeur général de l’agriculture au ministère de l’agriculture et de l’élevage

La crise de la faim qui sévit depuis plus d’un an dans le sud de Madagascar pourrait s’aggraver dans les mois à venir, selon le Programme alimentaire mondial. Pour les autorités malgaches, la coopération régionale dans le secteur agro-pastoral pourrait permettre de renforcer les mécanismes et stratégies à l’effet de contre l’insécurité alimentaire en perspective.

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