Le Mali a dévoilé, le 17 avril 2026, son nouveau cadastre minier entièrement numérisé, conçu par des experts nationaux et déjà doté de 631 titres inscrits. Entièrement digitalisé et interconnecté avec les plateformes financières du ministère des Mines, du Trésor public et de la Direction générale des impôts, ce système permet un traitement plus rapide des demandes, une meilleure traçabilité et un paiement simplifié des taxes.
631 titres miniers déjà recensés sont désormais centralisés dans un cadastre minier entièrement numérisé, lancé par le Mali le 17 avril 2026. Il s’agit d’une réforme qui s’inscrit dans une dynamique de modernisation du secteur minier et marque une rupture avec les pratiques antérieures, en renforçant la gestion et la transparence. Dominé par l’or, le secteur extractif reste un pilier majeur de l’économie malienne, représentant 76,5 % des exportations et 9,2 % du PIB en 2022 selon l’ITIE-Mali.
“ C’est un nouvel outil qui a été développé et sur lequel ils sont en train de travailler. C’est un outil qui est aujourd’hui en exploitation. C’est pour cela que nous sommes venus le présenter au chef de l’État. Il ne s’agissait pas seulement de concevoir un système, mais de démontrer qu’il est fonctionnel. Aujourd’hui, l’équipe est en train de travailler et, à ce jour, elle a déjà enregistré 631 titres dans le système.”
Amadou Keita, Ministre des Mines – Mali
Ce nouveau cadastre minier numérique a pour objectif de sécuriser les titres, de minimiser les conflits de permis et d’accroître la transparence. L’outil vient également soutenir le code minier de 2023, qui prévoit une augmentation de la participation de l’État et des acteurs nationaux à 35 % dans les projets, contre 20 % auparavant.
“ Le nouveau système cadastral que nous avons mis en place répond à un besoin exprimé par le chef de l’État : faire en sorte que notre secteur minier puisse être réapproprié par l’État du Mali, afin que nous puissions exploiter nous-mêmes les ressources, bien sûr avec les investisseurs, mais dans l’intérêt premier du peuple malien. C’est cette vision qui a prévalu.”
Amadou Keita, Ministre des Mines – Mali
L’enjeu de cette réforme est également économique, notamment en raison de la mauvaise performance de l’industrie aurifère. En 2025, la production industrielle d’or a baissé à 42,2 tonnes, contre 54,8 tonnes en 2024, pour une production totale de 48,2 tonnes, ce qui est bien en deçà de l’objectif de 54 tonnes. Grâce à cette nouvelle réglementation, les autorités espèrent inverser cette tendance et augmenter les recettes, avec une estimation d’au moins 500 milliards de FCFA supplémentaires par an.



