Le président Bassirou Diomaye Faye a renvoyé en seconde lecture la loi modifiant le Code électoral en raison de la réception de deux versions différentes du texte. Le président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, a expliqué que la première version contenait une « erreur matérielle » dans l’intégration des amendements. Il a cependant assuré qu’une version corrigée avait été transmise à la Présidence suite à une concertation avec ses services.
Adoptée le 28 avril 2026, par la majorité des députés du groupe parlementaire, la loi modifiant le Code électoral du Sénégal a été renvoyée en seconde lecture par le président de la République, Bassirou Diomaye Faye. La Présidence dit avoir reçu deux versions contradictoires du texte. Le président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, a reconnu que des erreurs avaient été relevées par les services législatifs dans certains amendements. Une version corrigée a été transmise à la présidence après concertation.
“Le bureau de l’Assemblée nationale s’est réuni ce matin pour examiner une demande du Président de la République. Celui-ci, par une lettre datée du 7 mai 2026, a sollicité une seconde lecture de la loi modifiant le Code électoral (Loi n° 2021-35 du 23 juillet 2021), ciblant spécifiquement les articles 29 et 30.”
El Malick Ndiaye, Président de l’Assemblée nationale – Sénégal
Cette seconde lecture intervient après la saisine du chef de l’État, qui avait demandé une nouvelle délibération du texte en invoquant l’article 73 de la Constitution. Le chef de l’État sénégalais justifie cette nouvelle délibération par la volonté de « lever toute équivoque » et de garantir que la version finale corresponde exactement au vote des députés, évitant ainsi toute ambiguïté.
“Pour lever toute équivoque et garantir la conformité du texte à promulguer, à la volonté réellement exprimée par votre auguste institution, et conformément aux dispositions de l’article 73 de la Constitution précitée, je soumets le texte de loi à une nouvelle délibération.”
El Malick Ndiaye, Président de l’Assemblée nationale – Sénégal
La modification de la loi encadrant les conditions d’inéligibilité et d’inscription sur les listes électorales a déclenché une forte controverse. L’opposition a vivement critiqué cette réforme, la qualifiant de manœuvre unilatérale visant à favoriser le leader de Pastef et actuel Premier ministre, Ousmane Sonko, afin de lui ouvrir la voie pour l’élection de 2029.



