En 2026, dans un contexte marqué par les défis économiques, les tensions sociales mais aussi les grands rendez-vous politiques à venir, la question du sentiment national revient avec insistance. Pour les jeunes, qu’est-ce qu’être Camerounais aujourd’hui ? Et surtout, comment renforcer l’unité nationale ? Élément de réponse dans ce micro-trottoir de Narcisse OUM depuis Douala .
En prélude à la Fête nationale du Cameroun, malgré les défis économiques et sociaux, les jeunes s’interrogent sur le sentiment national et les voies pour renforcer l’unité du pays.
Être Camerounais en 2026 est une identité que les jeunes définissent entre fierté, résilience et espoir d’un avenir meilleur.
« Je suis fière d’être Camerounaise en 2026. Pour moi, c’est une grande fierté de marcher en disant que je suis Camerounaise. Aujourd’hui, avoir ma carte nationale d’identité, c’est aussi affirmer mon appartenance à mon pays et dire avec fierté : je suis Camerounaise. »
Marie Duchesse Dipoko Ngando , Étudiante – Cameroun
« Être Camerounais en 2026, c’est être un citoyen qui accomplit tous ses devoirs, mais aussi disposer de sa carte d’électeur afin de participer à la vie démocratique du pays. »
Benjamin MASSAGA , Photographe – Cameroun
« Être Camerounais en 2026, c’est une fierté pour nous. Nous voulons un Cameroun nouveau, un Cameroun ambitieux, et nous, en tant que citoyens, devons mettre la main à la pâte pour que cela devienne une réalité. »
Elvis TCHOGOGA , Entrepreneur – Cameroun
Dans les rues de Douala, plusieurs jeunes disent vouloir dépasser les barrières ethniques, linguistiques ou politiques pour défendre une même nation.
« Lorsqu’il y a un match des équipes camerounaises, on voit une marée de Camerounais rassemblés. À ce moment-là, on oublie vraiment nos différences. On soutient le vert-rouge-jaune, on soutient le Cameroun avant tout et c’est cela qui fait notre fierté. »
Blaise Maxime Yebga Matip , Juriste d’affaires – Cameroun
Pour beaucoup, l’unité nationale passe aussi par l’éducation, l’emploi des jeunes et une meilleure justice sociale.
« Ce qui peut unifier le Cameroun, c’est le travail. Il faut éviter le tribalisme et la corruption, promouvoir l’harmonie du vivre-ensemble, lutter contre la violence et respecter les droits des femmes comme ceux des hommes. Chacun doit être un véritable acteur du changement. »
Julio SIMELEU , Vendeur ambulant – Cameroun
« Pour moi, la solution passe par une meilleure gouvernance. Une gouvernance qui implique plusieurs secteurs, notamment la gestion de la chose publique, la rationalisation de l’utilisation des ressources de l’État au niveau des administrations centrales, mais aussi le renforcement de la décentralisation et l’assainissement du jeu politique en général. »
Boris ANOH , Économiste – Cameroun
Entre attachement à la patrie et attentes fortes envers les dirigeants, cette jeunesse camerounaise veut encore croire en un destin commun.Un message d’espoir, mais aussi un appel à renforcer les liens entre citoyens, au-delà des différences.



